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Éducation : Les mathématiques sur le bout des doigts avec myBlee

Éducation : Les mathématiques sur le bout des doigts avec myBlee
Publié le
Par
Charles Kouassi
Lecture 4 minutes

Le marché des applications éducatives est en plein essor et ce type de modèle est particulièrement convaincant dans le domaine éducatif. Une société française tire son épingle du jeu avec talent. myBlee permet aux plus jeunes d’acquérir un bon niveau de mathématiques grâce à une méthode pensée par la professeure de mathématiques et maintenant chef d’entreprise Lætitia Grail.

 

« En 2013, il y avait 1,4 milliard d’élèves sur une population de 7,1 milliards. 2/3 des collégiens disent s’ennuyer en classe. » Voilà quelques informations glanées sur le fil Twitter de Lætitia Grail, la fondatrice de myBlee. Elle nous a expliqué également : « Les racines carré, on les apprend à 8 ans en Chine, à 13 ans en France et aux Etats-Unis c’est vers 15, 16 ans ou pas du tout. »

EdTech les nouvelles technologies appliquées au domaine de l’éducation

Forte de ces constats, mais surtout de son expérience, Lætitia Grail a créé myBlee (my best lesson ever, ma meilleure leçon !) une application téléchargeable sur l’App Store (le magasin des application des produits Apple) et qui propose des cours de mathématiques adaptés pour les plus jeunes. Lætitia Grail, c’est dix années en tant qu’enseignante de mathématiques en France. Mais pour l’instant c’est l’entrepreneuse qu’on a croisée quand elle nous a expliqué attendre de savoir si une prochaine levée de fonds pour sa société lui donnera l’occasion de s’installer à San Francisco pour concurrencer les meilleurs dans la EdTech. EdTech (education et technologies), ce sont les nouvelles technologies appliquées au domaine de l’éducation. Et Lætitia Grail est un peu intarissable sur le domaine.

Elle raconte que c’est « dès 2007 qu’elle a fondé Les cours Marcel qui s’occupent d’accompagnement scolaire. On prend en charge des élèves de tout niveau avec une pédagogie plus individualisée. » Le but ? « Les amener plus loin. » Mais c’est aussi son goût pour l’informatique qui l’a amené à penser myBlee. 

Elle explique : « 70% des élèves avouent ne rien comprendre aux maths. L’iPad est un outil formidable pour l’individualisation des parcours. Fluide avec beaucoup de capacité technologique. Ainsi, sur un iPad, on peut vraiment faire des exercices avec un rapporteur. On ne pouvait pas gérer des séances sur ordinateur de toutes les façons. »

Ok ! Jusque là ça va… 🙂

myBlee

Alors son équipe a démarré à deux « avec un ancien d’AlloCiné. » « Je ne voulais pas faire semblant ou juste des vidéos. Les quizz, c’est ennuyeux. Je ne voulais pas non plus créer un truc qui existait sur le web. » Elle s’est inspiré des pratiques des méthodes de mathématiques finlandaises ou de Singapour (pays où les élèves sont les meilleurs du monde en mathématiques). « Pas du PDF ou du quizz ; c’est plus que cela. Il nous a fallu deux ans et demi pour sortir myBlee. »

Elle explique : « Les mathématiques de Singapour, c’est par exemple savoir se raccrocher à la vie courante. En science cognitive, on sait que les connexions se font plus facilement si cela part de quelque chose qu’on connaît. Alors, les additions, si on ajoute la monnaie du pays cela passe mieux, sourit-elle. Même chose pour les chiffres négatifs, on utilise le thermomètre, c’est très pratique. » 

Tout cela se fait avec des algorithmes puissants. Lætitia nous en détaille cinq importants pour myBlee : 1- celui du programme scolaire, « bien évidemment » 2- celui des objectifs : « on parle de parcours en arbre, ce qui relie une notion à une autre » 3- celui de l’apprentissage personnalisé « pousser l’élève à aller plus loin voire à retravailler des niveaux » 4- celui des recommandations « avec la notion de plaisir » et enfin 5- un algorithme de révision « à venir prochainement ». « Tous ces algorithmes interfèrent entre eux », ajoute-t-elle.

Un cahier de vacances à télécharger en quelque sorte…

myBlee

Mais pourquoi vouloir partir à San Francisco ? « C’est l’épicentre du ed-Tech, cela permet de rencontrer des gens. J’ai halluciné lors de Tech for kids. On se dit bonjour lors de l’événement et on se revoit le lendemain avec des partenariats technologiques. » Et puis il faut savoir que « le marché des iPad est à 50 % aux États-Unis. »

 

Avec son abonnements en logique freemium (c’est gratuit puis payant pour avancer) on est un peu comme dans Candy Crush mais en moins bête. Car là, « l’enfant apprend vraiment quelque chose. »

 

 

source : rfi

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