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Tronc commun en études médicales : les étudiants en Côte d’Ivoire ne doivent pas avoir peur de la suppression

Tronc commun en études médicales : les étudiants en Côte d’Ivoire ne doivent pas avoir peur de la suppression
Publié le
Par
Yaya Kanté
Lecture 2 minutes

Les étudiants en sciences médicales en Côte d’Ivoire n’ont pas à avoir peur de la suppression du tronc commun.

La suppression du tronc commun en études médicales en Côte d’Ivoire, annoncée par le ministre de l’Enseignement supérieur, Adama Diawara, a suscité des inquiétudes chez des étudiants. Cette réforme, qui entrera en vigueur à partir de la prochaine rentrée universitaire 2023-2024, ne vise qu’à améliorer la qualité de la formation en sciences de la santé et à répondre au besoin croissant du secteur médical dans le pays.

La décision de mettre fin au tronc commun a été prise après des consultations entre le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, ainsi qu’avec l’accord des doyens des quatre UFR des Sciences de la Santé de l’Université Nangui Abrogoua (UNA).

Cette réforme permettra d’alléger la charge des enseignants en réduisant le nombre d’heures complémentaires à rémunérer. Elle a aussi pour ambition de répondre à l’impératif de former davantage de professionnels de la santé pour combler le déficit pressant.

D’autres raisons de la réforme

Trois motivations principales sous-tendent la suppression du tronc commun. Tout d’abord, la réorientation des étudiants vers les UFR des sciences de la santé en Licence 1, visant à optimiser leur formation. Ensuite, la correction des lacunes identifiées à l’EPSS, avec l’objectif de rehausser les taux de réussite et de minimiser les abandons. Enfin, l’amélioration de la qualité de la formation à travers des cours magistraux mieux encadrés, des travaux dirigés et des travaux pratiques, des composantes fondamentales qui n’étaient pas intégrées à l’EPSS.

Comme l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, en tête du récent concours d’agrégation du CAMES en sciences de la santé, la Côte d’Ivoire adopte ainsi un modèle d’orientation directe en Licence 1 des sciences de la santé, exigeant des critères de sélection plus rigoureux.

Les conditions d’orientation

Les nouveaux critères d’orientation en Licence 1 sciences de la santé requièrent d’être titulaire du Bac C ou D, d’avoir choisi l’orientation en sciences de la santé, de ne pas dépasser 23 ans, et d’avoir obtenu au moins 12/20 au Bac en mathématiques, en physique-chimie et en SVT. Il est également impératif de faire partie des 640 meilleurs bacheliers souhaitant intégrer le domaine des sciences de la santé.

Notons que trois critères seront réévalués l’année prochaine. L’âge maximal pourrait être réduit à 21 ans, la note minimale en mathématiques et physique-chimie pourrait être abaissée à 11/20 pour les détenteurs du Bac C, et le nombre de nouveaux bacheliers admis augmentera à 800.

La suppression du tronc commun en études médicales est une réforme importante dans l’enseignement des sciences de la santé en Côte d’Ivoire. Elle promet d’offrir une formation de qualité en réponse aux besoins grandissants du secteur médical. C’est pour cela qu’il ne faut pas en avoir peur.

Yaya K

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