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Marches opposition, Adjoumani: « une tentative d’insurrection qui a échoué » ( Nci, transcription intégrale, Côte d’Ivoire)  

Marches opposition, Adjoumani: « une tentative d’insurrection qui a échoué » ( Nci, transcription intégrale, Côte d’Ivoire)  
Publié le
Par
Charles Kouassi
Lecture 17 minutes

Transcription intégrale ci-dessous du passage du porte parole principal du Rhdp sur la chaîne de télé Nci, le dimanche 16 aout 2020.  

Monsieur le ministre, que vous inspire ce mouvement de protestation contre la candidature du Président Ouattara ? 

Moi, Je ne dirais pas mouvement de protestation.  

Ali Diarrassouba  : Pour vous, c’est quoi ? 

C’est une tentative d’insurrection qui a échoué. Parce qu’on ne peut pas dire qu’on va marcher, qu’on va se mobiliser pour aller contre la candidature d’une personne et qu’on soit amené à barrer toutes les grandes voies d’Abidjan. A même couper des arbres du côté d’Adzopé pour barre la route aux populations qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes. Des voyageurs qui ont été bloqués toute une journée. Et à Abidjan, vous avez vu ce qui s’est passé. On a même cassé des bus avec des passagers à l’intérieur. Ce n’est pas normal. Comment peut-on parler de mobilisation pour aller contre la candidature de quelqu’un et s’adonner à de telles pratiques qui n’honorent pas la Côte d’Ivoire.  

Assalé Tiémoko : Est-ce que ce n’est pas consécutif à la décision du ministère de l’Administration du territoire qui a interdit la marche au motif qu’il n’y a pas eu de demande d’autorisation, est-ce que ce n’est pas aussi consécutif au fait que la Police, les Forces de l’ordre ne les ont pas laissé marcher ? 

Non, c’est parce que plutôt les populations ne sont pas sorties pour adhérer à cela. 

Ali Diarrassouba : Vous pensez que la marche n’a pas mobilisé beaucoup de personnes ? 

La marche n’a pas mobilisé des gens. Et c’est pour cela d’ailleurs qu’ils ont barré les routes. J’ai vu des jeunes qui ont barré les routes et qui ont demandé aux passagers des véhicules de sortir de véhicules pour qu’ils fassent des photos pour donner l’impression que leur mobilisation a marché. C’est cela qui a été servi aux Ivoiriens. On a vu ce qui s’est passé à Bonoua. 

Ali Diarrassouba : C’est vrai que des villes ont été particulièrement touchées Bonoua, Daoukro… 

A Bonoua, on s’en est même pris au Commissaire de la ville. On l’a bastonné, il y a eu mort d’homme. A Daoukro, on n’en parle pas. 

Ali Diarrassouba : A Bonoua ce qu’ils mettent en avant c’est les policiers auraient ouvert le feu. 

Non, ils étaient d’ailleurs virulents depuis le départ. 

Ali Diarrassouba : Vous parlez des manifestants ? 

Oui, les manifestants étaient virulents depuis le départ. Ils ne sont allés que pour mettre de l’ordre. On est tout de même en Côte d’Ivoire. En 2004, lorsque nous avions projeté de marcher, on n’est même pas sortis que les gens nous ont interceptés. Ils sont allés dans des maisons tirer des populations pour faire croire qu’elles étaient en train de marcher. Et on a vu le bilan de ces marches. Mais ici, nos Forces de l’ordre ont fait preuve de grandeur d’esprit. Ils ont été très sages. Nous avons une police, nous une gendarmerie, nous avons des militaires qui sont formés pour encadrés ces types de marches. Mais les jeunes étaient virulents. Vous allez me dire non, parce qu’ailleurs il y a eu un coup de feu. Mais et à Daoukro, qu’est-ce qui s’est passé pour que les gens en arrivent là ? 

Félix Bony : Est-ce qu’on ne pouvait pas faire l’économie de tout cela si on n’était pas arrivé à cette décision qui prête à polémique, notamment cette question de troisième mandat que d’aucuns appellent premier mandat. Est-ce qu’on ne pouvait pas faire l’économie de cette image pas honorable de la Côte d’Ivoire à l’extérieur si on avait éventuellement pris une autre décision puisque c’était prévisible ? 

Vous êtes en Côte d’Ivoire, quand vous parlez de troisième mandat, c’est un lapsus de langage. Avoir un mandat, cela veut dire qu’on a été élu pour exécuter un mandat. Donc tout le monde dit que le Président Alassane va avoir un troisième mandat. Donc l’opposition déjà donne le pouvoir au Président Alassane alors qu’on n’est pas allé à des élections. Il ne s’agit pas de troisième mandat. On s’évertue à vous l’expliquer. Il n’est pas question de troisième mandat. Il est question du premier mandat de la IIIème République. Et le Président Alassane peut bel et bien être candidat à ces élections. Parce que nous entrons dans une nouvelle République. 

Assalé Tiémoko : Quand vous dites c’est le premier mandat de la IIIème République, vous savez très bien qu’en face de vous, il y a d’autres arguments qui disent que c’est le troisième mandat que le Président Ouattara veut faire, la Constitution ivoirienne dit que nul ne peut faire plus de deux mandats que répondez-vous à cela ? 

Les mêmes hier qui s’étaient opposés au vote de cette loi fondamentale sous le prétexte que qu’Alassane Ouattara pouvait être candidat, ce sont ces-mêmes qui aujourd’hui s’opposent. En son temps Affi avait interpellé la classe politique en disant que cette Constitution va permettre au Président Alassane Ouattara d’être candidat en 2020. Mamadou Koulibaly qui est le président de LIDER a dit la même chose. Et aujourd’hui, ils sont en train de se fourvoyer en faisant croire que le Président Alassane ne peut pas être candidat. Je vais vous expliquer des choses pour que vous ayez des informations fluides. En son temps, nous étions au PDCI-RDA. J’étais secrétaire exécutif du PDCI-RDA en charge de la communication, porte-parole du PDCI. Lorsque cette loi est arrivée au parlement, les députés du PDCI-RDA avaient émis des réserves sous le prétexte que si on vote une nouvelle Constitution, alors le Président Ouattara pouvait être candidat en 2020. Ils ont même attendu pendant un mois par rapport à cette réserve que le président Bédié a fait lever. 

Félix Bony : Après avoir été assuré par le ministre de le Justice certainement ? 

Non, pas après avoir été assuré. Quand le président leur a dit d’étudier le texte, les députés ont renchéri pour dire que même si on doit l’étudier, il faut que cela nous arrive sous forme d’un texte que nous allons réviser. Il faut plutôt réviser la Constitution. Mais au PDCI-RDA, on n’a pas voulu. Et ils ont demandé que de façon expresse qu’on dise dans le texte que le Président Ouattara, dans le cadre de la IIIè République, ne pouvait plus être candidat. Le président Bédié a refusé. Il dit quand vous allez à des négociations, vous ne pouvez pas tout prendre. Le verrou de l’âge a sauté, nous avons demandé qu’il y ait un vice-président parce que c’est le PDCI qui avait demandé cela. Cela a été accepté, le verrou de l’âge saute également et ce qui m’importe le plus, c’est condamner les coups d’état. Parce qu’il a dit que les coups d’état doivent être condamnés et il a dit que les coups d’état sont des crimes imprescriptibles. 

Ali Diarrassouba : Il a dit vous faites allusion à … 

Bédié. Que les coups d’état sont imprescriptibles. Il faut que ce soit marqué dans la Constitution. Mais nous avons dit que le mot est fort. 

Assalé Tiémoko : Est-ce que vous tentez de nous dire que monsieur Bédié serait allé à une table de négociation, une table du donner et du recevoir et qu’il aurait voulu qu’on lève le verrou de l’âge à 75 ans, en contrepartie il est conscient que si on fait une nouvelle Constitution monsieur Ouattara est candidat donc il a pris les 75 ans et laisse monsieur Ouattara se présenter au cas où il veut être candidat ? 

Quand on met en place une Constitution, c’est pour justement débattre des sujets actuels. Et à l’époque, il y avait le verrou de l’âge. C’est maintenant qu’on comprend pourquoi monsieur Bédié tenait tant à ce qu’on fasse sauter le verrou de l’âge. C’est maintenant qu’on comprend. Parce qu’il voulait être candidat. Et dans le cadre de l’alternance dont il a parlé, le PDCI pensait qu’avec la machine du RHDP, il allait s’approprier le pouvoir et après le redonner au Président Alassane Ouattara. Mais cela n’a pas marché. Puisque le Président Alassane Ouattara avait souhaité que tous se retirent des élections de 2020, et qu’on fasse la passe à la nouvelle génération. Ce que le Président Bédié n’a jamais accepté. Donc, c’est dire qu’en son temps, le Président Bédié était d’accord pour qu’il y ait une nouvelle Constitution parce que son souhait c’était d’effacer les traces de Guéï Robert. Il y a une nouvelle Constitution, on doit en tirer les conséquences. 

Assalé Tiémoko : Voulez-vous nous dire que la Constitution de la Côte d’Ivoire qui est un instrument qui tient le pays fait l’objet d’autant de marchandages entre éléments de partis politiques ? 

Au moment où Guéï mettait en place la nouvelle Constitution, on sait ce qui s’est passé. Le président Gbagbo était de connivence avec Guéï Robert pour mettre en place une Constitution qui était taillée sur mesure. Nous savions ce que cela a entrainé comme dégâts en Côte d’Ivoire. 

Félix Bony : Vous avez évoqué des arguments, vous avez cité Affi N’Guessan et Mamadou Koulibaly qui à la vérité exprimaient des craintes en son temps. Mais que dites-vous également surtout des arguments des auteurs de cette Constitution qui ont quand même rassuré la population, d’abord les députés qui ont adopté la Constitution, ensuite la population qui l’a également votée. Que dites-vous des sorties de ces auteurs ? 

Vous disiez que les députés PDCI avaient émis des réserves au départ et que le président Bédié leur a demandé d’y aller. 

Ils nous ont interpellé que cette Constitution va permettre au Président Alassane d’être candidat. Ils ont même demandé qu’on mette une disposition expresse. 

Assalé Tiémoko : Mais pendant les discussions en commission, la question a été posée également des députés RHDP. Le ministre de la Justice Monsieur Sansan Kambilé a été très clair que ça ne faisait pas débat que le Président Ouattara ne se présentait pas et cette Constitution qui va être mise en place ne permettait pas au Président de se présenter. Que dites-vous de cela ? 

Vous avez parlé du ministre Sansan, on a même parlé de Bacongo. Cela dépend de la façon dont on pose les questions. Lorsqu’on demande à Bacongo ou au ministre de Justice est-ce que la Constitution peut permettre au Président Alassane de faire un troisième mandat. J’aurais été à sa place, que j’allais répondre de la même façon. Qu’effectivement, cette Constitution ne permet pas au Président Ouattara de faire un troisième mandat. Mais elle lui permet de faire le premier mandat de la IIIème République. 

Vous avez aussi parlé de Mabri. Les militants n’ont pas forcément suivis Mabri. Vous également parlé d’Amon-Tanoh. C’est quelqu’un que je respecte bien, c’est un grand frère. Mais je suis convaincu qu’Amon-Tanoh ne va jamais s’opposer à son aîné Alassane Ouattara. C’est vrai, il a annoncé sa candidature avant celle du Président Alassane Ouattara. Mais maintenant que le Président Alassane Ouattara est candidat, depuis que je le connais, je suis convaincu qu’il va s’entendre avec son aîné. 

Assalé Tiémoko : L’opposition est ventre debout contre la candidature du Président Alassane Ouattara et elle dit qu’il faut que le Président Ouattara se retire de la course. Devant le blocage qui est devant nous avec les manifestations qui s’éclatent dans le pays, qu’est-ce que vous faites concrètement ? 

Est-ce que ces manifestations sont suivies ? Lorsque vous prenez la voie qui va vers chez nous vers Adzopé, Akoupé et autres, à l’époque quand on parle de manifestation, c’était de la mobilisation extraordinaire. Aujourd’hui Achi Patrick est là-bas. D’ailleurs, il vient d’être gradé. Les Attiés aspirent au développement. On a vu ce que le Président Alassane Ouattara a fait pour ses Attiés. Est-ce que vous les avez-vous vus sortir ? Les gens ont été convoyés d’Abidjan pour aller couper des arbres pour barrer la route parce que personne ne les a suivis. Je les félicite d’ailleurs pour cette posture qu’ils ont adoptée. 

Assalé Tiémoko : Mais cela va continuer 

Hier j’ai lancé un appel j’ai dit ne poussez pas nos militants à bout. Parce que vous savez très bien que nous sommes les plus nombreux que si cela continue, les militants débordés ne pourront plus accpetés. 

Assalé Tiémoko : Ne pensez-vous pas que cela va dégénérer en affrontement civil ? 

C’est ce que les gens veulent. Je vais vous donner un exemple. Vous connaissez la sagesse de Salomon. Les gens veulent détruire ce qu’ils n’ont pas construit. Le Président Alassane a fait du bon travail. Les gens sont jaloux, c’est de l’insurrection. Quand j’ai lu le courrier de Anaky, qui n’a aucune base. La preuve, madame Gbagbo a parlé même si c’est un mauvais exemple, les gens de son village sont sortis. Bédié a parlé les gens à Daoukro sont sortis. Lui-même il n’arrive plus à les maitriser. Mais Anaky qui n’a aucune base regardez ce qu’il dit : « la Côte d’Ivoire doit d’abord écarter et retirer du palais présidentiel par toutes les voix possibles cette personne désormais inconnue et fort mal venue qui a pris aux Ivoiriens leur pays pour en faire son royaume, ou son empire, ça c’est de la haine ». 

Félix Bony : Salomon dans sa sagesse a décidé qu’on laisse l’enfant en entier pour qu’il puisse survivre, le président Ouattara à un bilan de deux mandats bien gérés, tout le monde est unanime sur son bilan. Quel est le bilan que vous voulez que le président laisse encore à une première ou une troisième candidature aux élections présidentielles ? 

Le bilan que le président Ouattara va laisser, c’est qu’il va multiplier par deux ce qu’il a déjà réalisé. 

Dans ce contexte actuel ? 

Non pas, par le contexte actuel, c’est pourquoi, est-ce que vous le voyez parler, on n’a vu des présidents, vous voyez, on dit, autre temps, autre mœurs, vous voyez ce qui se passe aujourd’hui avec le Président Alassane Ouattara ? On n’a vu des présidents de la République, des premières dames en son temps donner des ordres aux gens de sortir. On a vu des gens brûlés. Même aujourd’hui on fait passer des images de 2010, en donnant l’impression que ces images sont récentes. Alors que ce n’est pas vrai. Donc le Président Alassane Ouattara a demandé à ses militants de ne pas sortir. C’est ça la sagesse de Salomon. Si les militants sortent qu’il y a des affrontements après on va dire c’est la guerre civile. On va utiliser cela pour donner l’impression que la Côte d’Ivoire brûle. La preuve vous voyez que ces jeunes quand ils vont quelque part, ils mettent le feu aux pneus. Quand vous voyez le feu, qui prend de l’ampleur on a l’impression que la Côte d’Ivoire brûle, des bus calcinés comme à Yopougon, le commissariat de Bonoua ui est parti en fumée pour dire que toute la Côte d’Ivoire brûle. Pendant que les jeunes du PDCI donnent l’ordre de marcher, ils se cachent. Il y a un qui est Guitri. Et il y a un autre qui est allé se cacher à Yamoussoukro pour donner des mots d’ordre. Dans une case il est là-bas on dirait qu’il venait de sortir de prison. Ils se cachent et ils mettent les enfants des autres devant. Trouvez-vous cela normal ? Les Assoa Adou qui ont donné le mot d’ordre de sortir, on les voit ? Où est le président Bédié ? Je ne sais pas s’il est à Abidjan où à Daoukro mais il doit être aussi quelque part caché. Guikahué qui demande à se parents de sortir pour affronter les autres où est-il ? La Côte d’Ivoire d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier. Il faut que les gens se le prennent pour dit. Parce que le Président Alassane Ouattara ne va pas tolérer cela. Il ne parle pas mais il ne va pas laisser les choses. Vous avez vu le communiqué du ministre de la Sécurité qui demande de mettre de l’eau dans leur vin. Autrement dit à un moment donné, on sera amené à faire arrêter les gens qui sont en train de pousser les jeunes. 

Félix Bony : Il y a eu 58 personnes arrêtées selon le bilan du porte-parole de la police 

En Turquie on a arrêté des dizaine de milliers de personnes mais la Turquie vit. En France on a vu les gilets jaunes qui ont marché, ils ont même demandé la démission de Macron mais Macron est encore là. On peut demander la démission mais pas la démission de n’importe qui. 

Félix Bony : Monsieur le ministre, l’un de vos bilans fort c’est la paix, le RHDP a pour habitude de dire que le pays est en paix. Quelle image vous gardez de ce qui se passe ?

Mais le pays est en paix, c’est par ce que le pays est en paix que nous sommes ici. C’est une insurrection avortée, et si ça été avortée c’est par ce que les populations n’ont pas suivies. Ce sont les populations qui ont enduré les difficultés à l’époque, aujourd’hui, elles ne peuvent pas accepter que les gens viennent les instrumentaliser à travers des images. Quand vous montez des images ça présent bien, on voit le feu et on vous fait des Orange money pour manger au jour le jour. Ce n’est pas de cela qu’a besoin la Côte d’Ivoire aujourd’hui. Si vous estimez que le président Alassane Ouattara n’est pas le candidat, Mais allons aux élections si vous pouvez le battre, vous allez le battre. Regardez quand notre candidat Amadou Gon est décédé, peut être que Bédié a dû penser qu’on n’allait lui faire la passe, il pouvait même demander au président, je ne sais pas, s’il le veut, il pouvait venir voir le président, donnez-moi la passe. Mais on ne donne pas le pouvoir, on lui a tout donné je le rappel hier. Le président Bédié en 80 quand il devait être candidat pour la députation tout a été arrangé pour qu’il soit candidat. 

Ali Diarassouba : Monsieur le ministre vous être très dure avec le président Bédié pourtant vous avez été son proche collaborateur ? 

Adjoumani : je suis dure par ce que je vois que les gens sont en train de le perdre et il n’a pas encore contenance de ça. 

Felix Bony : n’est-ce pas la même chose que vous être en train de faire avec le président Ouattara ? 

Non, ce n’est ça, nous étions avec le président Bédié, moi je fais partir des gens qui étaient dans l’intimité du président Bédié. Les gens disent que c’est Bédié qui vous a fait, il faut que je dis à ces gens que ce n’est pas Bédié qui m’a fait. Moi j’ai été député depuis 1995, je ne connaissais même pas Bédié. Et depuis 1995 jusqu’à aujourd’hui c’est été élu régulièrement. Mais quand il y a eu le coup d ‘état, c’est moi qui me promenais de ville en ville pour faire parler le président Bédié. A cause du président Bédié, j’ai été traduit devant les tribunaux, ce n’est pas le PDCI qui a payer les avocats. Moi j’ai fait tout ça pour le président Bédié. Le président Bédié avait son pouvoir quelle est cette idée de créer l’ivoirité ? On semble l’oublier. Moi j’étais au PDCI mais je n’étais pas d’accord avec cette notion d’ivoirité. Quand les gens parlent Adjoumani dit on va recenser des étrangers. Si vous avez suivi la quintessence de mes propos, vous n’auriez pas dû dire cela. 

Félix Bony : Ce sont vos arguments qui ont servi à l’opposition 

Le président Bédié disait que tous ceux qui sont au RDR figurez-vous, j’étais allé faire ma conférence en France, il a fait croire que nous avons pris des Maliens et Burkinabè qui étaient dans les mosquées pour venir remplir la salle. Alors que c’étaient des Ivoiriens. Et ils ont fait croire que tous ceux qui étaient au RHDP sont des étrangers. Dans le cadre de ma conférence de presse j’ai dit le président Bédié dit que nous sommes des étrangers. Or il a des Zongo qui sont avec lui. Il y en a d’autres d’avantage. Mais si nous sommes des étrangers, il n’y a pas de problème. Lui, il est Ghanéen. Il est allé saluer ses parents au Ghana. Moi-même mes parents sont venus du Ghana. Le roi, il est à Amanvi mais il est à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Dons nous sommes venus tous d’ailleurs nous sommes des étrangers. Alors s’il dit que nous sommes des étrangers, nous n’avons pas peur d’enregistrer des étrangers pour constituer notre électoral. Les journalistes ont pris le nombre de phrases et ils en ont fait ce qu’ils voulaient. 

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