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Guinée : témoignage émouvant survivant d’un guéris d’Ebola

Guinée : témoignage émouvant survivant d’un guéris d’Ebola
Publié le
Par
Dasse Claude
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Pour dire bye bye à Ebola, en Guinée, une fête a été organisée mercredi 30 décembre 2015 en présence de tous ceux qui se sont impliqués de près ou de loin. Sous la haute présidence du chef d’Etat, Alpha Condé, plusieurs déclarations ont été faites dans la salle de spectacles au Palais du Peuple de Conakry. Parmi les discours, celui d’un survivant d’Ebola a ému la salle. Ibrahima Savané, porte-parole des guéris d’Ebola a témoigné.

« C’est une grande joie pour nous de fêter la fin de la maladie à virus Ebola qui a endeuillé de milliers de familles dans notre pays. En effet, depuis le mois de mars 2014, une maladie mystérieuse a été déclarée en Guinée. Cette maladie restée inconnue tuait rapidement des gens. C’est dans cet état de fait que les premières personnes infectées ont été emmenées dans des hôpitaux. En traitant les malades, en les aidant à se déplacer ou en les examinant que beaucoup ont attrapé cette maladie. Le premier message diffusé était défaillant quand on dit que la maladie Ebola n’avait ni vaccin, ni remède. Vous imaginez alors la réaction d’un individu suspect d’Ebola et que ce dernier soit emmené au niveau du centre de traitement d’Ebola pour des tests de dépistage. C’était la peur, le désespoir, la résignation à sa mort. D’autres annonçaient leur testament dans le désespoir total.

Malheureusement, beaucoup n’ont pas eu la chance et ils sont morts. Nous avons assisté impuissamment à la mort de beaucoup de nos parents qui, dans la plupart étaient des responsables de leur famille. Ebola est une maladie dévastatrice. Quand nous, les survivants, avons surmonté cette dure épreuve et que l’OMS nous a annoncé qu’on pouvait sortir du centre de traitement, c’était une joie immense. Mais une fois sortis des centres, dans nos maisons dans nos quartiers ou lieux de travail, c’est un autre climat qui nous accueille : celui de la stigmatisation, de la peur, du rejet… (Il fond en larmes, ndlr.)

De milliers d’orphelins, des veuves et veufs vivent avec le stress et dans un moment difficile avec un lendemain incertain. Il appartiendra désormais aux autorités et au gouvernement, aux partenaires, aux communautés nationales internationales ou aux personnes de bonne volonté de penser à cette catégorie de désœuvrées et surtout aux personnes guéries. L’essentiel dans l’immédiat et dans l’avenir, est de tout mettre en œuvre pour notre insertion sociale en vue de nous conférer toute la dignité humaine ».

Propos recueillis par Aliou BM Diallo

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