Des tirs ont été entendus dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 juillet 2017 à Abidjan, dans les environs du carrefour N’dotré commune d’Abobo.
Le témoin Ali Traoré, habitant du quartier N’dotré, raconte : ” Moi je ne comprends plus cette histoire de tirs, je me suis retrouvé en face d’eux hier aux environs de 00h40. Je sortais d’une discothèque aux alentours de 00h20, alors que le gérant a décidé d’arrêter la musique en nous apprenant qu’il y’avait des tirs.
J’ai donc décidé de rentrer chez moi. Je me suis retrouvé en face d’eux au niveau du carrefour N’Dotré. Sans parler et en tirant en l’air, ils nous ont sommés de rebrousser chemin. J’ai pu voir au moins 7 individus dont 2 sans cagoule, tous armés de kalachnikov. L’un d’entre eux en avait même 2. Connaissant bien la zone , je suis rentré chez moi en empruntant des routes de quartier.
30 minutes après, lorsque j’ai constaté que les tirs avaient cessé, je suis ressorti me prendre des cigarettes, et j’ai rencontré le chauffeur du camion de sable qui a été utilisé pour barrer la route. Il m’a appris que les assaillants l’ont juste réveillé de son véhicule utilisée pour bloquer la route, sans lui faire de mal. Ils lui ont même demandé de prendre les pièces de son véhicule avant de partir. Selon lui, ce sont des démobilisés qui détiennent encore des armes, parce qu’il y en a un qui disait qu’ils ont payé des gens pour une histoire, qu’ils ont tous fait et qu’ils vont donner pour eux.”
Dans un communiqué, l’état major des Armées de Côte d’Ivoire fait état de “quelques soldats ” indélicats qui ont cru devoir exprimer des revendications par la violence. (confère fac simile).
Ossama R