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Des Premières dames d’Afrique en ordre de bataille contre le Sida, la fondation de Dominique Ouattara inspire

Des Premières dames d’Afrique en ordre de bataille contre le Sida, la fondation de Dominique Ouattara inspire
Publié le
Par
Charles Kouassi
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« S’appuyer sur 15 ans d’engagement pour exploiter le dividende démographique de l’Afrique en favorisant les besoins des adolescents et leur accès à des services de santé adaptés aux jeunes » est le thème général débattu par l’organisation des Premières Dames d’Afrique contre le Sida (OPDAS) cette année, en marge de la 72e session de l’assemblée générale des nations unies à New York, mardi 19 septembre 2017 au siège de l’organisation internationale.

Après l’introduction de Mme Roman Tesfaye (première dame d’Ethiopie), présidente de l’OPDAS la réunion a débuté par un premier panel sur le thème  « Partenariat mondial pour exploiter le dividende Démographique en Afrique ».  Celui-ci a vu la contribution de plusieurs personnalités, à l’instar de l’ancien président de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, de Michel Sidibé, directeur exécutif de Onusida, de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’organisation mondiale de la santé.

La première dame du Mali, Aminata Keita a présenté les actions entreprise par son ONG, « AGIR » en faveur de l’autonomisation des jeunes filles et de femmes maliennes. « Le Mali a beaucoup investi ces dernières années dans l’éducation de la jeunesse et dans la lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes » a-t-elle dit.

La première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara qui est intervenue dans le deuxième panel sur «  la mise en œuvre de la feuille de route de l’UA pour exploiter le dividende Démographique en Afrique », a plaidé pour un investissement plus accru dans le domaine de l’éducation et la santé. Pour elle plus les jeunes, surtout les jeunes filles,  sont éduqués face au fléau que représente le virus du Sida, mieux elles se préservent des dangers que cela entraine. « Les jeunes de moins de 25 ans représentent 77% de la population en Côte d’Ivoire. Malheureusement ils sont vulnérables à la précarité et exposés » a-t-elle fait remarquer. Elle a présenté les actions menées par sa fondation, Children Of Africa dans le domaine de l’éducation, la santé, la petite enfance et le social, et rappelé le succès du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci). Cette initiative qui octroie des prêts à des femmes vulnérables, en milieu rural comme en milieu urbain, suscite l’intérêt d’autres premières dames africaines, notamment .Hinda Déby Itno, Lalla Malika Issoufou et Antoinette Sassou Nguesso,  qui souhaiteraient s’en inspirer pour leur pays. Des délégations tchadienne, nigérienne et congolaise devraient bientôt se rendre en Côte d’Ivoire pour étudier de plus près son fonctionnement. Le Fafci a permis d’accorder à quelque 110 000 Ivoiriennes plus de 10 milliards de F CFA (plus de 15 200 euros) de petits prêts (compris entre 100 000 et 300 000 F CFA), qui financent une activité génératrice de revenus.

Ce sont une cinquantaine d’épouses de chefs d’États , de gouvernement, et de chefs de délégation et aussi de des épouses de hautes personnalités d’Afrique, qui ont voulu saisir l’opportunité de la réunion de haut niveau des dirigeants mondiaux pour interpeller les grandes puissances du monde à se pencher sur la situation des jeunes filles et des femmes victimes du VIH. L’événement reste une opportunité pour les Premières dames du continent africain, de faire appel aux partenaires de développement et aux donateurs, le secteur privé et les agences des Nations Unies pour assurer un soutien financier et technique adéquat à la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Union africaine sur l’utilisation du dividende démographique par des investissements dans la jeunesse.

C’est en 2002 que trente-sept First Ladies se sont réunies à Genève lors d’une réunion animée par l’ONUSIDA et le International AIDS Trust (IAT). À la suite de cette réunion , l’organisation des Premières femmes africaines contre le VIH / SIDA (OAFLA) a été créée comme une voix collective pour les femmes et les enfants infectés et touchés par la pandémie du VIH / sida. Depuis lors, OAFLA s’est transformé d’un forum d’idées, en une institution capable de fournir le leadership à l’échelle du continent pour provoquer des changements dans la vie des gens, avec son secrétariat permanent à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Philippe Kouhon, envoyé spécial à New York

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