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Côte d’Ivoire : nous ne pouvons pas tous être à Abidjan (Jeunesse de Man)

L’autonomisation de la jeunesse et la critique de la politique communale, voilà les motivations de la mise en place de l’Alliance des Jeunes Leaders de Man (AJLM) présidée par M. Touré Lanciné dit Bouabré. Afrikipresse les a rencontrés ce mardi 18 juin, dans le cadre de la visite de la Première Dame, Dominique Ouattara.

Créée en janvier 2019, l’Alliance des Jeunes Leaders de Man ne manque pas de critique en vers les cadres et élus de Man sur les réseaux sociaux. Leur page facebook’’ La dépêche de Man 24’’ est très suivie et impossible de venir à Man sans les rencontrer. Car occupant tous les espaces d’expression qu’on soit dans les grins ou autres agoras.

Interrogés sur ce qu’ils attendant du gouvernement ivoirien, Touré Lanciné, entouré de plusieurs de ses camarades dont Mado Lagare Koné , 1ere vice présidente de l’Alliance et qui fait office de journaliste sur les réseaux sociaux, répond : « Lors de la campagne de 2015, le président nous avait promis de l’eau potable, l’Université et des kilomètres de bitumes. C’est chose faite. Nous avons eu nos 3 km de bitume dans la ville, mais vu que le Premier ministre avait ajouté 10 autres km, nous sommes toujours en attente du reste des km de bitume. Il nous avait aussi promis un CHU. Nous sommes heureux que cela se réalise dans les jours à venir. Pareil pour le marché de Man. Cela fait 22 ans que Man n’a pas un marché moderne. C’est chose faite aujourd’hui même si les travaux trainent encore ».

Concernant le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’ivoire, il a dit : « Nous ici sommes au courant du Fafci, mais à la vérité l’information n’a pas été à l’entendement de toutes nos mamans. Certaines femmes bénéficient mais pas toutes »

Sur les préoccupations des jeunes il a dit : « Nous sortons d’une crise dans laquelle Man a perdu toutes ses ressources. Les usines de l’UNICAFE et l’UNIRIZ qui employaient du monde n’existent plus. C’est ce qui explique aussi l’exode des jeunes vers les pays d’Europe. On attend donc beaucoup du gouvernement. L’état de nos routes et surtout le secteur sanitaire. Nous sommes tentés de dire que la ville de Man a été un peu oubliée quand on voit aujourd’hui l’évolution des autres villes du pays. Et parce que nous ne pouvons pas tous être à Abidjan, il faudra créer de l’emploi pour nous maintenir ici sur place ».

Philippe Kouhon, envoyé spécial à Man

 

Dernière modification le 18/06/2019

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Philippe Kouhon

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