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Guinée - L’opposition menace de porter plainte contre le chef de l’Etat pour ‘’parjure’’ Spécial

Le bras de fer entre le Président guinéen et son opposition s’annonce rude. Lundi à Conakry, l'opposition républicaine a menacé de porter plainte contre le président Alpha Condé pour "parjure", ''haute trahison" et "violations" répétées des termes de la constitution du pays.

 

Selon les opposants le chef de l'Etat n'a jamais respecté la constitution guinéenne, ni honoré ses engagements pris lors de son investiture en décembre 2010.

Parmi les griefs, ils citent, la création de l'Institut national des droits humains et sa promulgation par décret présidentiel, la semaine écoulée.

Les responsables politiques de l’opposition estiment que le Chef de l'Etat a contourné l'Assemblée nationale en saisissant la Cour suprême qui a validé la création de cette institution.

 "Ceci est très grave. C'est une substitution du législatif par le pouvoir exécutif", a fustigé le porte-parole de l'opposition républicaine, Aboubacar Sylla. "Il s'agit d'une confusion des genres, de la violation d'un principe cardinal de toute république démocratique qui est la séparation des pouvoir'', a-t-il ajouté.

D’après le député, ‘’ la loi sur l’Institution nationale des droits de l’Homme (INDH) a été tripatouillée par le gouvernement du Président Alpha Condé. La version de cette loi qu’il a transmise à la cour suprême et qui vient d’être promulguée n’est pas celle que le CNT (conseil national de la transition, ndlr) a adoptée’’.

Devant cette situation, les opposants au régime Condé disent être "décidés" à engager des poursuites pour annuler la loi ‘’portant création de l'INDH et son décret de promulgation".

Le recours sera porté devant la Cour suprême. "Notre constitution est claire. Le président de la République, le jour de sa prestation de serment s'était engagé à respecter et à faire respecter scrupuleusement la constitution, les lois de la République et les décisions de justice. Il s'est engagé à assurer la protection des institutions constitutionnelles et à dit que s'il se parjurait, qu'il soit soumis à la rigueur de la Loi", a rappelé Sylla., qui a conclut : "C'est ce que nous allons essayer de faire".

Mamadou Aliou Diallo, à Conakry

Dernière modification le 05/01/2015

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