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Guinée: l'appel au dialogue de la France sera-t-il entendu? Spécial

AFRIKIPRESSE-Conakry- L'annonce d'un calendrier électoral pour l'organisation du scrutin présidentiel avant les locales, en mars dernier, revive les tensions entre pouvoir et opposition guinéenne. Ces tensions qui se sont soldées en début de semaine par des morts et blessés à Conakry, suite à l'appel de l'opposition à manifester, préoccupent la France.

Pour ramener la paix et la quiétude dans le pays, l'ancienne puissance colonisatrice invite les acteurs politiques guinéens à un dialogue.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du développement international a déclaré que « la France soutient les efforts en cours à Conakry en faveur de l'instauration d'un dialogue entre le gouvernement guinéen et l'opposition ».
Selon lui, la France appuie l'action entreprise en ce sens par M. John Dramani Mahama, président de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, et M. Mohamed Ibn Chambas, représentant du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest.
La France appelle les autorités guinéennes et l'opposition à éviter par tout moyen d'avoir recours à la violence.
L'appel de la France sera-t-il entendu, puisque l'opposition programme des manifestations lundi 20 avril et le jeudi à venir ?
Pour l'heure, le bout du tunnel ne semble pas pointer à l'horizon, d'autant plus que les opposants au régime Condé, demandent l'annulation du chronogramme des élections et le gel des activités de la CENI.

« La France a demandé à ce qu'un dialogue s'instaure. Nous sommes d'accord, mais un dialogue doit être précédé des mesures comme : l'annulation du chronogramme et le gel des activités de la CENI qui a rendu cette crise aigue. Cet appel de la France pour le dialogue et l'arrêt des violences ne s'adresse pas à nous, mais à la mouvance présidentielle et au gouvernement. C'est eux qui bloquent le dialogue et font usage de la violence,'' confie un opposant, contacté par Afrikipresse.fr.

Pour lui, l'opposition a toujours privilégié le dialogue. « C'est le manque de ce dialogue qui nous a amené à faire des manifestations en 2012 et 2013. C'est le pouvoir qui ne veut pas de dialogue. Nous nous tiraillons pratiquement depuis un an, nous avons perdu cinq mois rien que pour justifier d'un projet de l'ordre du jour qui jusqu'à présent encore n'a pas fait l'objet de consensus. Nous ne voulons pas d'un dialogue faire valoir ou un de plus, mais plutôt d'un dialogue réel et susceptible de déboucher sur un accord qui va être appliqué », a expliqué notre interlocuteur.

Aliou BM Diallo

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Afrikipresse

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