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Guinée: inculpation et arrestation d'un militaire dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009

Dans un communiqué publié le 10 juin, la fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) en partenariat avec ‘’ses’’ organisations, membre [OGDH] et partenaire [AVIPA], se félicite d’une nouvelle avancée ‘’majeure’’ dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009, à Conakry.

« Un ancien militaire présumé responsable d’actes de torture commis sur les manifestants arbitrairement détenus au camp Koundara dans les semaines qui ont suivi le massacre au stade du 28 septembre a été arrêté, inculpé et placé sous mandat de dépôt par les juges d’instruction en charge de l’affaire », lit-on dans le communiqué.

Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH a déclaré : « nos organisations accompagnent devant la justice plus de 400 victimes, parmi lesquelles certaines ont été détenues aux camps Alpha Yaya et Koundara (Conakry). Cette arrestation constitue un pas important pour la manifestation de la vérité puisqu’elle met en lumière le fait que les crimes commis dans cette affaire, et les individus qui en sont présumés responsables, ne se limitent pas aux évènements survenus au stade dans la matinée du 28 septembre, mais également aux crimes perpétrés dans les jours qui ont suivi.»

La Commission d’enquête internationale chargée d’enquêter sur les crimes commis dans l’affaire du 28 septembre avait en effet établi, au terme de son enquête, que des dizaines de personnes avaient été arrêtées, détenues et torturées, pendant plusieurs jours ou semaines, dans divers centres de détention dont les principaux sont le camp Alpha Yaya Diallo, le camp Koundara, la caserne PM3 de la gendarmerie et la Caserne Cameroun de la CMIS. Dans certains de ces camps, des femmes ont été séquestrées pendant des jours et soumises à des viols et autres violences sexuelles de manière répétée.

« Nous espérons que cette nouvelle arrestation permettra aux magistrats instructeurs d’établir d’autres responsabilités dans cette affaire du 28 septembre. Il est impératif que ces enquêtes mettent en lumière l’ampleur des crimes commis, non seulement au stade mais partout ailleurs dans Conakry dans les jours qui ont suivi. Cette arrestation constitue une avancée décisive pour la manifestation de la vérité puisqu’elle met en évidence l’implication de tous les échelons de l’armée dans le caractère massif et organisé de la répression qui a fait suite aux évènements du stade », a déclaré Thierno Maadjou Sow, président de l’organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du citoyen (OGDH).

Cette nouvelle mise en cause d’un élément des forces armées guinéennes intervient alors que l’enquête ouverte sur les crimes commis au stade à Conakry le 28 septembre et les jours suivants a connu des avancées significatives au cours des derniers mois, dont l’inculpation de l’ancien vice président de la junte militaire alors au pouvoir, Mamadouba Toto Camara, et de plusieurs autres officiers de l’armée.

Aliou BM Diallo, à Conakry

Dernière modification le 10/06/2015

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Dasse Claude

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