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Guinée : des consommateurs désapprouvent la hausse ‎des prix de la téléphonie mobile

L’annonce d’une hausse de la facturation des appels téléphoniques en Guinée défraie la chronique , avec des citoyens et consommateurs qui désapprouvent . Interrogés par Afrikipresse estiment que ‘’ce n’est pas bon, le moment n’est pas opportun’’.

 

Mlle Oumel Bah pense que cette augmentation n’est pas la bienvenue : « Il y a une conjoncture qui ne dit pas son nom dans le pays. Si le coût d’une minute d’appel passe de 420 à 480 francs guinéens, je crois que l’État devrait un peu penser à la population. En ce moment, il y a des gens qui peuvent passer toute une semaine sans pouvoir recharger leur téléphone. Du coup, ce n’est pas bien ».

 

 

Pour elle, si le gouvernement veut chercher des fonds, il y d’autres secteurs qui rapportent de l’argent comme les mines, l’agriculture.
« En tant que citoyenne, cette nouvelle hausse est un surplus pour moi sur mon budget téléphonique. Si j’avais l’habitude de parler 10 minutes avec une personne, désormais je ne peux plus le faire. Il me faudrait ramener à deux à trois minutes. Ça ne m’arrange pas du tout et ça n’arrange pas les autres aussi », a-t-elle désapprouvé.

 

 

Pour sa part, Ibrahima Kalil Sylla, un autre citoyen qui affirme avoir trois puces à recharger, a appris la nouvelle avec beaucoup de regret.
« Les citoyens guinéens traversent une situation très délicate avec un manque énorme d’argent. Les affaires ne bougent pas. Il est difficile de trouver l’argent. Il serait donc important que les autorités revoient leur stratégie pour trouver de l’argent au lieu de chercher à s’enrichir dans le dos des populations. S’ils ne peuvent pas diminuer le prix à la seconde, qu’ils laissent le prix initial », affirme-t-il .

 


Alpha Mamoudou Diallo, abonde dans le même sens : « Je pense que ce n’est pas une bonne chose au niveau de la population en ce moment parce que le téléphone est devenu le moyen le plus sûr pour communiquer entre les gens ».
Pour lui, si l’Etat veut faire des recettes, « ce n’est pas le moment idéal . Il fallait passer par une sensibilisation, une pédagogie pour que les citoyens puissent comprendre. Dans la durée, pour pouvoir diminuer les mécontentements. Les 480 GNF, c’est cher, puisque les populations se cherchent. Les citoyens se cherchent. On détient le téléphone, mais ce n’est pas forcément parce qu’on a la capacité de supporter les charges, ça demande aussi de l’argent. Si on ne travaille pas , on passe tout son temps à quémander des crédits. Si le coût augmente, il va s’en dire que les mêmes citoyens vont se retrouver dans des difficultés énormes », a commenté Diallo.

Aliou BM Diallo, à Conakry-pour Afrikipresse

Dernière modification le 27/06/2015

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Dasse Claude

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