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Gabon - Un conseiller de Bongo avertit l'opposition : "Attention ! Personne n’avait imaginé les milliers de morts de l’ivoirité " Spécial

AFRIKIPRESSE. Paris. Arrivé en France avec le président Ali Bongo Odimba dans le cadre du forum franco-africain pour une croissance partagée, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, porte-parole et conseiller politique  du chef de l’exécutif gabonais était l’invité du bureau africain de l’information , au 20 bis rue Jean Giraudoux dans le 16ème arrondissement de Paris.

Le porte-parole  a présenté la politique économique et sociale son président et les résultats obtenus par ses actions. Il a  indiqué que le Gabon était présent au forum franco-africain pour une croissance partagée dans l’esprit de « discuter un partenariat gagnant-gagnant avec la France ». À une question relative à  l’acte de naissance du N°1 du Gabon est revenu dans les échanges , Alain-Claude Bilie-By-Nzé a répondu ceci :     « De toute ma vie je n’ai pas encore vu un enfant qui naît et qui s’établit lui-même son extrait d’acte de naissance. Il se trouve des éléments sur l’acte de naissance du président que l’opposition a contesté et pour lesquels elle a saisi les tribunaux gabonais, et les tribunaux gabonais se sont prononcés. Le président Ali Bongo Odimba est né Alain Bernard Bongo, quand il n’était pas encore musulman. Lorsque Albert- Bernard Bongo (feu Omar Bongo : NDLR) se converti à l’islam en 1973, certains de ses enfants deviennent musulmans également, pas tous. Donc Alain-Bernard Bongo devient Ali Bongo. Premier élément objectif factuel pour lequel une inscription nouvelle est faite sur l’acte de naissance. Deuxième élément, Omar Bongo que tout le monde a connu Albert-Bernard Bongo a voulu ajouter le patronyme de son père Odimba sur son nom et devient donc Omar Bongo Odimba. Pour ce second élément objectif, une autre inscription sera ajoutée à l’acte de naissance. Si l’officier d’état civil qui l’a fait ne l’a pas fait conformément à la réglementation, est-ce la faute à celui qui a sollicité qu’il soit ajouté un nouvel élément à son acte de naissance ? (…) Connaissez-vous le nombre de Gabonais qui ont des problèmes avec leurs actes de naissance ? Il y en a des centaines de millier. Nous avons un problème au Gabon avec le fichier d’état civil. Que l’opposition décide que ceci soit un argument politique, ça c’est son choix. Je pensais qu’ils avaient d’autres arguments que cela. Surtout de la part de personnes qui ont vu Ali Bongo naître et grandir. Il a grandi parfois avec leurs enfants, c’étaient des personnes qui étaient des barons du régime. Leurs enfants ont grandit dans la cour de la présidence. Quand ils deviennent opposants et choisissent l’argument politique de l’acte de naissance du président, ça nous rappelle la Côte d’Ivoire. Faudrait-il que le Gabon passe par les mêmes chemins de travers que la Côte d’Ivoire ? Je ne sais pas si c’est cela le projet politique de certains. Mais lorsque le concept de l’ivoirité a été lancé, personne n’avait imaginé les milliers de morts que cela causerait. Faisons donc attention à ce genre de choses ».

 

Jean-Paul Oro

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