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Ethiopie - L'Ivoirien Ouattara : " Les États-Unis d'Afrique ne verront le jour que si ... " Spécial

AFRIKIPRESSE- Abidjan. À quelques heures de l'ouverture officielle du 24éme sommet de l'Union africaine avec comme thème «Année de l'autonomisation des femmes et Développement de l'Afrique pour la concrétisation de l'Agenda 2063", le président ivoirien, Alassane Ouattara présentement dans la capitale éthiopienne était jeudi à la cérémonie de lancement de ''l'étude sur le droit à la nationalité en Afrique''.

Une tribune initiée par la Commission africaine des Droits de l'Homme et le gouvernement éthiopien au cours de laquelle le N°1 ivoirien a donné sa réelle vision sur le concept du panafricanisme. «Nous devons sortir la question de la nationalité du champ politique et la laisser exclusivement au droit, afin qu'elle soit traitée de manière apaisée. Les enjeux pour l'émergence de notre continent sont importants et notre vision des Etats-Unis d'Afrique et de l'Afrique en 2063 ne verra le jour que si les frontières s'effacent et si l'Africain se sent chez lui partout », a-t-il déclaré devant une assemblée composée d'experts et de représentants de plusieurs institutions internationales.

Alassane Ouattara a aussi dit : «L'étude sur le droit à la nationalité en Afrique que nous lançons aujourd'hui, constitue une étape importante dans notre prise de conscience collective et dans notre engagement à mettre fin à l'une des principales causes de conflits sur notre continent, le droit à la nationalité. (...) Je souhaite que chacun de nos Etats s'en approprient. Nous devons, sans plus tarder, débuter les négociations relatives à l'adoption du protocole à la charte africaine des droits de l'homme et des peuples sur la nationalité, comme décidé par la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples. Le droit à la nationalité est l'un des droits fondamentaux de la personne humaine. Le droit à la nationalité est considéré comme ''le droit d'avoir des droits''.

C'est pour cette raison que l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté en 1948, la Déclaration universelle des droits de l'Homme dans laquelle elle proclame que ''tout individu a droit à une nationalité (et que) nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité ni du droit de changer de nationalité ". Le chef d'Etat ivoirien a également fait savoir que le continent a vécu trop de drames liés à l'instrumentalisation du droit à nationalité.

Puis d'indiquer que des centaines de milliers de personnes vivant en Afrique se retrouvent sans existence légale dans le seul pays qu'elles connaissent. « Elles ne peuvent pas inscrire leurs enfants à la naissance sur les registres d'état-civil, faire des études, avoir accès aux services de santé publique, obtenir des documents de voyage ou un emploi. Par-dessus tout, elles ne peuvent ni voter, ni briguer un mandat. Cela constitue des violations des droits de l'Homme et des conventions et protocoles », a déploré Alassane Ouattara qui a par ailleurs annoncé que la Côte d'Ivoire s'apprête également à abriter, les 23, 24 et 25 février 2015, à Abidjan, une conférence régionale sur l'apatridie.

Le 24ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union africaine qui a lieu du 30 au 31 janvier 2015, à Addis-Abeba, débattra, entre autres, des sujets concernant le virus Ebola, la secte Boko Haram ainsi que de la situation en Libye.

 

Claude Dassé

Dernière modification le 29/01/2015

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