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Danger en Afrique de l’Ouest : le trafic de drogues a généré 1,25 milliards de dollars US en 2013

La Commission Ouest Africaine sur les drogues (WACD) a présenté le jeudi 6 août 2015, à Conakry les conclusions d’un rapport intitulé « pas seulement une zone de transit – drogues, État et société en Afrique de l’Ouest ». Cette commission qui a travaillé pendant 18 mois dans les différents pays de l’Afrique de l’ouest, a été pilotée par la fondation Koffi Annan, initiatrice.

« Le trafic, la consommation et la production de drogues en Guinée et au-delà peuvent mettre en danger les institutions, minent nos économies, menacent la santé publique et les efforts de développement », a déclaré le Dr Idrissa BA, Commissaire de la WACD. En 2013, le secrétaire général des Nations Unies a estimé la valeur annuelle de la cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest à 1,25 milliards de dollars US.

Selon lui, « l’Afrique de l’Ouest et la Guinée ne sont plus seulement des zones de transit de drogues issues d’Amérique de Sud et en route vers l’Europe, elles sont aussi devenues d’importantes zones de consommation et de production de drogues (de cannabis, de cocaïne, et d’héroine) ». De ce fait, a ajouté le commissaire, « l’absence criante de centres de traitement destinés aux usagers de drogues alimente la propagation de maladies et expose toute une génération à des risques croissants de santé publique –concernant à la fois les consommateurs de drogues et ceux qui ne le sont pas ».

Les trafiquants et leurs complices doivent être jugés avec la plus grande fermeté. « Mais l’application de la loi ne doit pas se faire au détriment des personnes pauvres… », fulmine le Dr Ba.

Mme Christine Kafando, une autre commissaire de la WACD, a expliqué : « en accord avec les conclusions de notre rapport, nous demandons à la Guinée et aux autres gouvernements de l’Afrique de l’Ouest de réformer les lois et politiques sur les drogues et de dépénaliser les infractions mineures non-violentes en lien avec les drogues ».

Toutefois, fait remarquer la commission, les approches actuelles n’ont pas apporté de solutions et, par conséquent, la Guinée doit repenser ses politiques sur les drogues.

Plusieurs recommandations ont été faites pas la commission à l’endroit des États membres. Il s’agit entre autres : de traiter la consommation de drogues comme un problème de santé publique, affronter énergiquement les problèmes politiques et les problèmes de gouvernance, élaborer, réformer et ou harmoniser les législations sur les drogues…

Aliou BM Diallo, à Conakry pour Afrikipresse

Dernière modification le 06/08/2015

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Dasse Claude

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