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30eme Sommet UA : ce que la corruption fait perdre à l’Afrique (Ibrahim Mayaki)

Ibrahim Mayaki, secrétaire exécutif du NEPAD a animé un point de presse ce vendredi 26 janvier à Addis Abeba.

Abordant à cette la question de la corruption, au cœur des débats de du trentième sommet de l’Union africaine, après avoir annoncé d’ici une dizaine d’années, la fin de l’aide publique au développement, il a indiqué : « L’aide étant grosso modo terminée, focalisons nous sur la mobilisation de nos ressources internes;  et cela implique la lutte contre la corruption. Dans nos systèmes de taxation et dans nos systèmes douaniers, il y a des fuites assez considérables qui relèvent de la responsabilité de nos propres autorités politiques. Ainsi, les donateurs étaient au centre des politiques de développement il y’a 20 ans, aujourd’hui ils ne le sont plus.

Le rapport de Thabo Mbeki en conformité avec la banque mondiale et le FMI révèle que les flux financiers illicites sont entre 50 et 60 milliards de dollars. Avec entre 5 à 10% dû à la corruption. C’est le cas d’un ministre des mines qui se fait acheter à hauteur de 10% de commission par une entreprise pétrolière pour lui donner le permis, ou des autorités qui piquent dans le trésor public, ou enfin des douaniers qui sont en complicité avec des trafiquants de drogues. Le reste est commercial. C’est-à-dire, une entreprise minière ou autre entreprise ne respecte pas le code des impôts national et trafique sur les prix, sur ce qu’elle déclare avoir importé et avoir exporté , pour éviter de payer les impôts qu’elle devrait payer. C’est de la corruption car il est difficile d’établir la limite entre l’incapacité de nos systèmes sur les questions d’impôt, de douane et la corruption.Certains ministres disent qu’ils n’ont pas assez d’avocats pour affronter les 300 avocats d’une quelconque compagnie minière, ok mais si on se rend compte que c’est un problème, alors il faut l’attaquer et trouver une solution. C’est heureux que ce thème ait été choisi parce qu’il est directement lié à la mobilisation des ressources internes, à nos priorités de développement et à la réduction de nos dépendances dans un contexte où l’aide va disparaître».


Philippe Kouhon, envoyé spécial à Addis Abeba

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Dernière modification le 26/01/2018

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Philippe Kouhon

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