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À Abidjan, Thierno Seydi parle du Prix Pape Diouf, du Sénégal au Mondial 2022 et de Drogba après les élections à la FIF

À Abidjan, Thierno Seydi parle du Prix Pape Diouf, du Sénégal au Mondial 2022 et de Drogba après les élections à la FIF
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Par
Adou Mel
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Présent à Abidjan en sa qualité de parrain du prix Pape Diouf du journaliste sportif africain, l’agent de joueurs Thierno Seydi parle dans cet entretien de son défunt mentor Pape Diouf, de l’Afrique et du Sénégal au Mondial 2022, et de Drogba après les élections à la FIF.

Fils spirituel de Pape Diouf, par ailleurs ex-agent de la star ivoirienne Didier Drogba,le Sénégalais Thierno Seydi s’est prêté aux questions de afrikipresse.fr, après la cérémonie du samedi 5 novembre 2022 portant prix Pape Diouf du journaliste sportif africain. Avec lui, nous avons les élections passées à la FIF et le Mondial 2022 au Qatar, notamment la participation du Sénégal.

“Le dernier voyage de Pape Diouf avant sa mort a été Abidjan-Dakar”

-Qu’est-ce que cela vous fait de prendre part à cette cérémonie en hommage à Pape Diouf ?

Je ressens beaucoup d’émotions comme à chaque occasion qui m’est donnée. Vous savez qu’il m’est toujours difficile de parler de Pape Diouf deux ans après. La cicatrice est toujours ouverte. Il est parti, je l’accepte même si j’ai du mal à me refaire, c’est la vie. C’est une bonne initiative que d’instituer un prix en hommage à Pape Diouf parce qu’il n’y a pas de hasard dans la vie. Quand je vois que ce sont les journalistes sportifs ivoiriens qui créent et qui lancent ce prix qui lui est dédié en hommage, cela me touche beaucoup. Ce que les gens ne savent pas, c’est que le dernier voyage de Pape Diouf avant sa mort a été Abidjan-Dakar. La Côte d’Ivoire est un pays qu’il aimait beaucoup, qu’il adorait. C’est dire que Pape Diouf c’était l’Africain, il était d’une grande dimension et était une passerelle entre les pays et tous les continents.

Comment avez-vous trouvé la cérémonie proprement dite ?

Pour une grande première, je suis agréablement surpris. Elle a été vite décidée et organisée. Pour cela, je félicite l’organisateur, José Djati pour sa ténacité parce que ce n’était pas gagné d’avance, et je pense qu’il a réussi à faire de cet événement un coup de maître avec toute la presse qui l’a accompagné. Ce n’est que la première édition. Je pense que pour les prochaines années, nous allons peaufiner tout cela et essayer de le porter au niveau du football international c’est-à-dire à la CAF et à la FIFA parce que pour moi, le prix Pape Diouf doit être pérenne et la pérennité doit être accompagnée par le soutien des instances du football africain. Je compte donc sur vous, la presse, pour porter ce combat.

“Didier Drogba ne sera jamais loin du football ivoirien”

Peut-on avoir les raisons de l’absence de Didier Drogba, votre filleul et celui de Pape Diouf à cette cérémonie ?

La raison est très simple. Didier Drogba avait un calendrier bouclé depuis très longtemps. Il était à Gagnoa pour un engagement qu’il avait pris depuis longtemps, et pour lequel  il ne pouvait pas se dérober. Mais il a tout de même manifesté son soutien à ce prix, il a apporté sa contribution à la cérémonie. En pleine cérémonie, il m’avait même appelé pour savoir à quel niveau nous étions. Je lui ai accordé ma bénédiction, je lui ai dit que s’il pouvait revenir à temps et être à la cérémonie cela allait être une bonne chose, mais dans le cas contraire, il n’y avait pas de problème. Donc son absence s’explique valablement.

Après la défaite de votre poulain à la présidence de la FIF, est-ce que vous en avez discuté ?

Bien sûr ! Mais Didier est passé à autre chose sitôt après. C’est un challenge qu’il a tenté et qui n’a pas marché. Il a respecté le choix des urnes. En bon gentleman, il a souhaité bonne chance à la nouvelle équipe dirigeante. Ceci étant, il ne se séparera jamais du football ivoirien et il en a fait un sacerdoce. Il a décidé maintenant de venir s’impliquer dans le fonctionnement du football ivoirien. Même s’il a été formé et a grandi en France, c’est tout de même le football ivoirien qui lui a permis d’atteindre ce niveau de notoriété, même si Chelsea l’a fait connaitre à la face du monde. Il a toujours revendiqué son côté ivoirien et c’est un combat qu’il va mener pour l’émergence du football africain pour que la Côte d’Ivoire revienne à sa place.

Comment aviez-vous accueilli sa défaite à la FIF ?

Les urnes ont parlé. Nous étions un peu déçu, mais c’est la loi des urnes. C’est le jeu démocratique. Les électeurs ont porté leurs choix sur Idriss Diallo; c’est tant mieux. Mais après, Didier Drogba ne sera jamais loin du football ivoirien.

Didier Drogba tient-il toujours à la présidence de la FIF ?

Pour le moment, ce n’est pas une question qui se pose. À l’avenir nous verrons. Cela dit, il n’y a que lui qui dira si oui ou non, il doit repartir à la conquête de la FIF.

“Au Mondial le Sénégal est attendu au moins en quart de finale”

Dans quelques jours débutera le Mondial au Qatar. Comment évaluez-vous les chances du Sénégal à cette compétition ?

Tout le monde pense que nous allons faire un bon tournoi. Je pense que si nous avons les moyens de passer le premier tour et atteindre les 8èmes parce que nous avons des joueurs de qualités, ce sera une bonne chose. Nous serons à une compétition, et toute compétition à une part d’indécision.

-À quoi faites-vous allusion quand vous parlez de moyens ?

La qualité des joueurs que nous avons. Aujourd’hui, le Sénégal a la prétention de dire qu’il a des joueurs valables sur toutes les lignes. Après, être bon et grand joueur en club ne signifie pas que tu vas gagner plus loin et ou que tu vas gagner le Mondial. Aujourd’hui, nous avons gagné la CAN, c’est bien. Donc nous venons avec le titre de champion d’Afrique, les autres ont commencé à nous craindre. En tout cas, nous sommes préparés à faire face aux adversaires.

Vous êtes donc d’accord avec ceux qui soutiennent que le Sénégal est très attendu au Mondial au Qatar ?

Bien sûr ! Parce que nous allons au Qatar avec le statut de champion d’Afrique. Le Sénégal ne sera plus une surprise , parce que les gens le connaissent. Donc c’est à nous de faire le maximum, de répondre , de respecter notre rang et d’arriver en agissant comme une équipe ambitieuse.

Jusqu’à quel stade pourrez-vous situer le Sénégal

Logiquement jusqu’au stade des quarts de finale.

Mais par le passé le Sénégal a atteint les quarts de finale. N’est-ce pas un manque d’ambition ?

C’est déjà bien d’atteindre ce stade et après s’efforcer à avancer. Je veux dire, la première chose c’est d’atteindre les quarts.

Le Sénégal est logé dans le groupe du pays organisateur, le Qatar. Ce ne sera pas chose aisée n’est-ce pas ?

Tout à fait (rire). Je sais à quoi vous voulez faire allusion (long rire).

Entretien réalisé par Adou Mel

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