La cinglante défaite de la Côte d’Ivoire face au Cameroun dans le cadre de la 2éme journée des éliminatoires de la Can 2015, au Maroc a provoqué pour certain supports un véritable désamour avec leur équipe nationale. C’est le cas de l’ancien ministre des sports René Diby qui digère toujours mal cette raclée qu’il qualifie de ‘’honte nationale’’.
«Le Cameroun qui bat la Côte d’Ivoire 4 à 1, une amortie de l’attaquant Cameroun Clinton Nje devant Souleyman Bamba dans la surface de réparation…Nooooon! J’ai éteint la télévision. C’est une honte. Il va trouver quelle explication.
Moi, si j’étais à la fédération je lui aurais foutu un bon coup de pied quelque part, et il partait», a-t-il décrié, à l’endroit du joueur. Puis toujours dans la même lancée il ajouté que « lorsque vous enlevez des gens qui sont débout sur pieds et que vous mettez des unijambistes et des personnes qui ont perdu leurs deux pieds, ne vous attendez pas au miracle.
Lorsqu’il y a des frustrations, c’est le résultat que ça donne. J’ai d’ailleurs vu la chose venir lors du match Côte d’Ivoire Sierra Leone. Ça fait pitié ». Puis de s’en prendre à l’entraineur ivoirein. « Le choix de Hervé Renard est une grosse erreur de casting de part et d’autre.
Le président de la Fif voulait élargir le choix de l’entraineur parce qu’il s’est dit que s’il ne réussit pas, il ne sera pas le seul à payer. Moi, si j’avais été le président de la Fif, j’aurais pris mes responsabilités. Lorsque j’étais ministre, quand les journalistes m’interrogeaient, je leur répondais que c’est moi qui décide et c’est moi qui dois payer pour ma faute et non payer celles des autres.
Hervé Renard, a certes remporté la Can avec la Zambie mais lorsqu’il est retourné chez lui en France, son équipe est arrivée où ? Nulle part. Et c’est celui-là qu’on a choisi, si j’étais président de fédération, je n’aurais jamais fait ça. J’aurai fait mon choix à moi et si ça ne marche pas c’est moi », tranche-t-il, sans fioriture.
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