La brutalité infligée contre des “paisibles” populations de la ville de Mali, préfecture située au Nord de Conakry en Guinée, les 17 et 18 juin 2016, a indigné plus d’un.
Dans une déclaration transmise à Afrikipresse, Human Rights Watch, à travers sa directrice de recherches sur l’Afrique de l’Ouest, de Corinne Dufka, demande au gouvernement guinéen “d’enquêter sur l’éventuel recours à une force excessive, y compris la force meurtrière, par les forces de sécurité lors de violences qui ont duré deux jours dans la ville de Mali (région de Labé)”.
“Au moins 15 personnes auraient été blessées par les forces de sécurité lors de cet incident, dont plusieurs par balles. Les forces de sécurité auraient aussi été impliquées dans le pillage et les incendies de plusieurs boutiques”, déclare avec prudence, la directrice de recherches sur l’Afrique de l’Ouest de HRW.
Selon elle, la décision du gouvernement de déplacer l’officier qui assurait le commandement de ces forces, le colonel Issa Camara, constitue “un premier pas important”.
Maintenant, recommande Mme Dufka, les autorités judiciaires devraient y donner suite avec une enquête prompte, crédible et impartiale sur l’incident. Les membres des forces de sécurité impliqués dans ces abus devraient être tenus de rendre des comptes, quel que soit leur grade, a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, l’organisation internationale, Human Rights Watch exhorte les autorités guinéennes à “mener une enquête rapide, complète et impartiale sur les violences commises dans la ville de Mali ; à s’assurer que les auteurs de ces violences soient amenés à rendre des comptes ; à assurer l’octroi rapide et approprié d’indemnités aux victimes des violences et de pillage par les forces de sécurité ; et à améliorer la formation et la supervision des forces de sécurité afin de s’assurer que les principes de discipline, d’emploi minimal de la force et de neutralité soient observés à tout moment”.
Cette déclaration vient en appoint du communiqué du Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry, qui a annoncé lundi, l’ouverture de poursuites judiciaires contre “des éléments du bataillon d’infanterie de Mali”.
Aliou BM Diallo
Violences à Mali en Guinée : Human Rights Watch veut une “enquête prompte, crédible et impartiale”
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