«Comme nous l’avions toujours fait depuis la création notre Ong, Aminaa (Amis et natifs d’Afrique), nous serons à nouveau en Côte d’Ivoire, dans le mois d’août prochain pour apporter des soins appropriés aux personnes atteintes d’ulcère de buruli. Et nous n’allons pas nous arrêter là, car, à travers des actions que nous menons déjà sur le terrain, nous allons les aider à s’insérer dans la vie sociale», a déclaré, le dimanche 15 mai 2016, depuis Angers (France), Monique Kipré Naomi, la présidente de cette Ong.
À travers cette action, cette française d’origine ivoirienne entend accompagner le gouvernement ivoirien dans sa lutte contre cette pandémie. Infection chronique débilitante de la peau et des tissus pouvant entraîner des déformations et des incapacités permanentes, cette pathologie est dans le viseur de Monique Kipré Naomi et son équipe depuis que l’une de ses proches a été atteinte de cette maladie. «Les personnes résident dans des zones à risque pourraient désormais bénéficier de système de prévention adéquat et surtout, de médicaments, des antibiotiques etc. qui leur éviteraient de tomber malades. Aujourd’hui, grâce à nos soins, cette maladie est traitée à Zoukougbeu à proximité de Daloa (située à 382 km d’Abidjan), dans le centre de santé Saint Michel tenu par des sœurs canadiennes. Depuis lors, je me suis dit qu’il fallait bien faire quelque chose pour sauver les enfants de moins de 15 ans qui sont les plus touchés par cette pandémie. Puis après, nous leur redonnerons le goût de reprendre le chemin de l’école. Quant aux adultes, nous les aiderons à retrouver une vie sociale normale», a-t-elle ajouté. Et pour y parvenir, Aminaa mène déjà des actions ingénieuses sur le terrain, notamment à Daloa, la région natale de sa présidente. Car, l’association angevine, possède par l’intermédiaire de ses membres en Côte d’Ivoire, des terrains agricoles dans le pays non exploités. Le développement de ces terrains permettra, selon sa présidente, la création de valeurs ajoutées et d’emplois. «Ceci nécessite la création d’une organisation agricole locale pour assurer l’exploitation, la gestion, le développement, la formation des personnes. Nous accompagnerons la production, la vente des productions végétales, animales et artisanales », explique Monique Kipré Naomi. Ce projet mis en place pour participer au financement de la lutte contre l’ulcère de buruli a vu le jour grâce au soutien ‘’Agro sans frontière’’, Ong internationale, d’assistance agronomique pour la formation et le développement rural, la lutte contre la malnutrition, la pauvreté et l’exode rurale.
Claude Dassé
Ulcère de buruli : les amis et natifs d’Afrique en guerre contre l’infection
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