Afrique

Transition au Burkina : le NON diplomatique de l’Union africaine à une démission de Zida

Par Dasse Claude12 juillet 2015

Si tout se passe bien, le Burkina Faso devra parachever sa transition le 11 octobre prochain. Pour mettre à terme ce processus enclenché le 31 octobre 2014, la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a souligné l’attachement de son institution, « à l’impératif de subordination des forces de défense et de sécurité à l’autorité politique et au respect de l’État de droit ».

Dans un communiqué diffusé dimanche 12 juillet, l’UA qui suit de près l’évolution de la situation au Burkina Faso, exprime sa préoccupation face à la tension qui prévaut dans ce pays depuis le 28 juin 2015, notamment à la suite d’incidents impliquant des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Se fondant sur les dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, à laquelle le Burkina Faso est partie, la Présidente de la Commission rappelle et d’autres instruments connexes de l’UA.

Dans ce contexte, elle demande instamment aux acteurs burkinabé concernés de se conformer à ces principes, de faire preuve de la plus grande retenue et de s’abstenir de tout acte de nature à compliquer le déroulement de la Transition et à entraîner le pays sur la voie de l’instabilité, avec toutes les conséquences qui pourraient en résulter.

Et de prévenir : « l’UA et la communauté internationale tiendront tous ceux qui feront entrave à la bonne conduite de la Transition responsables de leurs actes ».

Afin d’aboutir à un processus démocratique sans heurt, le Dr Zuma a lancé un appel pressant à l’ensemble des parties prenantes burkinabé pour qu’elles fassent preuve d’un sens élevé des responsabilités et répondent à l’espoir né du changement pacifique d’octobre 2014.

Elle a par ailleurs assuré l’engagement de l’UA, à continuer à soutenir la Transition au Burkina Faso et à en faciliter l’aboutissement dans les délais convenus, avec la tenue des élections présidentielles et législatives en octobre 2015.

Aliou BM Diallo, à Conakry

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