Le 1er décembre 2016, la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida, permet de noter que l’Afrique du Sud semble avoir fait un pas de géant dans la recherche, contre la pandémie.
Le pays a en effet, procédé à un essai clinique sur un échantillon de 5000 personnes (de 18 à 35 ans) d’un nouveau vaccin appelé HV-TN 702. Une expérience médicale qui suscite déjà beaucoup d’espoir au sein des populations. C’est le résultat d’une étude qui a duré 4 ans, avec un remède été testé avec succès en Afrique du sud qui possède selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’un des taux de prévalence les plus élevés au monde.
Depuis la découverte du virus en 1983, c’est la première que les scientifiques du monde, à la suite de ce test à grand échelle, s’accordent à espérer, que ce remède ‘’miracle’’ pourrait être une découverte majeure qui pourrait changer le cours des choses.
En Côte d’Ivoire, dans le cadre de cette célébration, Raymonde Goudou Coffie , ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida a invité les populations ivoiriennes à observer la prudence.
Selon les résultats de l’enquête démographique de santé publiée en 2012, la prévalence est de 3.7% dans la population générale de plus de 15 ans. Ce qui confirme, selon le site du ministère, la dynamique à la baisse.
Le Vih en nette régression en Côte d’Ivoire
Selon les données rapportées en routine, plus de 1 ,9 millions de personnes ont été dépistées pour le Vih (Virus de l’immunodéficience humaine) et reçu le résultat de leur test, dont plus de 68 000 positifs.
Plus de 600 000 femmes enceintes ont reçu le test VIH dont plus de 11 000 positives. La prévalence VIH parmi les personnes testées est en régression depuis 2010 allant de 8.1% à 3.5% en 2015 en passant par 6% en 2013 et 5,3% en 2013 » mentionne le document. Qui poursuit par ailleurs qu’il en est de même pour les femmes enceintes testées pour le VIH qui est passée de 4.2% en 2010 à 1.7% en 2015 en passant par 2.8% en 2012. La proportion de femmes enceintes séropositives au VIH ayant reçu des médicaments ARV pour réduire le risque de transmission mère-enfant du VIH est passée de 50,1% en 2012 à 91,9% en 2014, soit une hausse de plus de 40%. De 2013 à 2014, l’utilisation des services de PTME par les femmes enceintes est passée de 79,1% à 86,5%. Toutefois, malgré cette tendance générale à la baisse, certains efforts selon le ministère, restent à faire pour l’élimination de la transmission du VIH au sein de la population. Raison pour laquelle depuis l’année dernière, la Côte d’Ivoire a décidé de mettre un accent particulier sur le renforcement de la lutte contre le sida ciblant le couple Mère-Enfant. Car, la transmission du VIH de la mère à l’enfant constitue la principale source d’infection à VIH chez l’enfant. Il faut aussi rappeler que 50% des enfants infectés par le VIH meurent avant leur deuxième anniversaire, s’ils ne reçoivent pas des soins adéquats. Enfin, selon les données provisoires du 30 septembre de l’année dernière, 711 personnes vivant avec le VIH dans le besoin de traitement ARV en ont bénéficié dont 107 155 femmes et 7 743 enfants.
L’infection par le VIH est causée par le virus qui s’attaque au système immunitaire. Le système immunitaire a comme fonction de défendre l’organisme contre les infections, et sa destruction graduelle fait que le corps devient plus vulnérable aux infections. Le VIH se transmet au cours des relations sexuelles, par voie sanguine, ou pendant la grossesse (de la mère à l’enfant).
Il faut également savoir qu’il y a deux types de virus : VIH 1 qui est le plus virulent et le plus fréquent au monde et le VIH 2, moins fréquent et beaucoup plus présent en Afrique subsaharienne.
Claude Dassé