Afrique

Sécurité transfrontalière : L’AILCT forme des parlementaires africains à la gestion des menaces terroristes

Par Olivier Dion31 juillet 2025

Le Réseau des parlementaires africains membres de la Commission défense et sécurité (REPAM-CDS) a désigné des députés pour prendre part à un séminaire sur la gestion des crises et des menaces terroristes sur le continent africain.

“Responsabilité du parlementaire face aux crises intraétatiques.” Tel est le thème du séminaire ouvert à Grand-Bassam, le lundi 28 juillet 2025, qui a  réuni une cinquantaine d’élus venus d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest.

Cette session de formation, financée par le Royaume d’Espagne, est organisée par l’Institut de recherche stratégique de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT). Lors de la cérémonie d’ouverture, l’ambassadeur d’Espagne en Côte d’Ivoire, Guillermo Marin Gorbea, a exprimé le soutien de son pays à la Côte d’Ivoire dans la lutte contre les menaces terroristes qui secouent certains États d’Afrique de l’Ouest.

Dans son discours d’ouverture, le général de brigade Joseph Allah Kouamé, directeur général de l’AILCT, a dressé un état des lieux de la situation en matière de sécurité transfrontalière en Afrique. “Notre continent est le théâtre de crises interconnectées qui menacent l’équilibre social et enserrent le risque d’effondrement de l’État. Les tensions résultant de ces crises imbriquées ne découlent pas forcément de compétitions interétatiques, mais plutôt de dysfonctionnements internes qui trahissent une faille majeure dans la gouvernance. Dans cet environnement mouvant et incertain, les violences induites exigent des approches intégrées, multisectorielles fondées sur la responsabilité collective. Face à l’insuffisance des mécanismes de régulation citoyenne, il vous incombe d’œuvrer sans relâche à l’émergence des solutions innovantes, endogènes, pour renforcer ou rétablir le lien de confiance entre l’État et ses populations“, a déclaré le général Joseph Allah Kouamé.

Ce séminaire,  , permettra, selon le directeur général de l’AILCT, d’asseoir une gouvernance anticipative, résiliente et ancrée dans les valeurs de la démocratie, de la préservation des écosystèmes vitaux et du respect des droits universels. “En ciblant les élus, nous souhaitons les repositionner dans une posture de prévention des crises et de pilotage de la riposte, en lien avec les autres institutions de l’État et les partenaires internationaux”, a-t-il conclu.

Olivier Dion

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