Réunis à Abidjan dans le cadre du projet SAFE Port 2, des magistrats issus des pays du Golfe de Guinée ont renforcé leurs compétences juridiques sur le régime de la responsabilité civile dans les ports, à l’issue d’une formation de niveau 2 organisée par l’ISMI, avec l’appui de partenaires internationaux.
L’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) a procédé, le vendredi 19 décembre 2025 à Abidjan, à la clôture de la session de formation de niveau 2 du projet SAFE Port 2, consacrée au régime de la responsabilité civile dans les ports. Cette rencontre a réuni des magistrats des États du Golfe de Guinée autour d’échanges visant à renforcer leurs capacités face aux enjeux juridiques et sécuritaires liés aux activités portuaires.
Cette session s’inscrit dans la continuité des actions du projet SAFE Port 2, financé par la coopération allemande et mis en œuvre sous la direction de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Elle a pour objectif d’accompagner les États de la sous-région dans l’amélioration de la gouvernance juridique et judiciaire des espaces portuaires, confrontés à l’intensification des échanges maritimes et à la multiplication des contentieux.
Pendant cinq jours, une vingtaine de magistrats et d’acteurs clés de l’application du droit, venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, ont suivi des enseignements approfondis portant notamment sur la gouvernance portuaire, les fondements juridiques des partenariats public-privé et les mécanismes de règlement des litiges liés à l’exploitation des ports.
Animée par des experts en droit maritime et portuaire, dont le Dr Seka Aba Clément, la formation a alterné communications théoriques, études de cas et partages d’expériences, favorisant l’harmonisation des pratiques judiciaires à l’échelle régionale.
La cérémonie de clôture, présidée par le Colonel Lazare Aké ABE, Directeur de l’ISMI, a été marquée par la remise de certificats aux participants. Il a salué l’appui des partenaires et exhorté les magistrats formés à contribuer aux réformes juridiques et institutionnelles nécessaires au renforcement de la gouvernance portuaire.
Les participants ont, pour leur part, exprimé leur satisfaction quant à la qualité de la formation et leur reconnaissance à la Côte d’Ivoire pour l’accueil, soulignant l’impact attendu des compétences acquises sur le traitement des affaires portuaires.
Philippe Kouhon