Plus de 9 millions d’angolais sont appelés aux urnes ce mercredi 23 août 2017 pour élire les 223 députés de l’assemblée nationale, mais également le successeur du président Edouardo Dos Santos, au pouvoir depuis 38 ans.
Selon les dispositions constitutionnelles du pays, c’est le parti arrivé en tête des législatives qui nomme le chef de l’État issu de ses rangs. Six partis son lice dont le mouvement pour la libération de l’Angola (MPLA) parti au pouvoir, représenté par l’actuel ministre de la Défense, Joao Lourenço, l’union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) conduit par Isaîas Samakuva, ou encore le FNLA (Front national de libération de l’Angola) de Lucas Benghim Gonda pour ne citer que ceux-là.
Selon le quotidien français, Libération, la mainmise de la famille du président sortant Edouardo Dos Santos sur notamment les secteurs clés de l’économie du pays (pétrole, banque, agriculture, Btp, Media) devrait lui permettre de continuer de tirer les ficelles. Le confrère ajoute que bien qu’il ne se représente pas à sa propre succession celui-ci pourrait gouverner dans l’ombre, qualifiant ces élections de « trompe-l’œil » non sans dénoncer, une commission électorale assujettie au parti au pouvoir…, alors que des sondages estiment que « le cumul des sièges des partis de l’opposition pourrait dépasser le nombre de ceux du MPLA ».
Le pays, après 26 ans de guerre civile (1975-2002) a réussi à se stabiliser politiquement même s’il traverse aujourd’hui une grave crise économique. Enfin, cette ancienne colonie portugaise de 29 millions d’habitants est classée 8eme producteur mondial de pétrole avec l’un des PIB le plus élevés du continent africain.
Philippe Kouhon