Il y a peu, Lionel Zinsou a été désigné par le parti au pouvoir, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), pour être candidat à la succession de Boni Yayi. Mais ce choix n’est pas du goût de certains. Conséquence, le premier ministre fait face à une fronde nourrie. Tous les moyens sont utilisés pour le critiquer. La presse locale notamment.
Les derniers commentaires datent de ce mardi 8 décembre 2015, et trois faits sont utilisés pour critiquer l’ex collaborateur du premier ministre français Laurent Fabius. Le premier, est l’interview qu’il accordée lundi 7 décembre 2015, à Christophe Boisbouvier de Radio France internationale sur sa candidature. Le deuxième est l’intervention de l’ancien président de la République Nicéphore D. Soglo qui au cours d’un colloque disait « Lionel Zinsou ne sera pas président de mon vivant…» Et le dernier fait est sa supposée fusion avec le probable candidat Sébastien Adjavon, dans le cadre de la présidentielle prochaine. Et selon les journaux Sébastien Adjavon aurait dit non.
Dans ces trois faits, la candidature de Lionel Zinsou a été vertement critiquée, la France-Afrique est revenue dans les débats, et une fois encore l’on remarque que certains Béninois sont farouchement contre le positionnement de l’ex patron de PAI Partner.
Pas plus tard que la semaine dernière, on pouvait lire sur les réseaux sociaux et dans bon nombre de journaux que « Lionel Zinsou ne connaît pas les réalités au Bénin » , « Il est le candidat de la France ». Des propos tout cru de personnalités politiques ou de militants de parti politique et autres. Certaines presses ravivent les critiques et enfoncent le clou par des articles d’analyse ou de commentaire, sans oublier les sorties médiatiques au cours desquelles la désignation de Lionel Zinsou comme candidat des Fcbe est désapprouvée.
Des journaux ont même retracé le processus ayant abouti au choix de Lionel Zinsou. Un déroulé qui selon eux est biaisé, incongru et provoque de lourds grincements de dents dans son propre camp.
Ariel Gbaguidi