Les Ministres de la santé d’Afrique de l’Ouest se retrouvent les 14 et 15 décembre prochain à Dakar pour élaborer la feuille de route de la planification famille de la sous-région de 2016 à 2020.
La prochaine réunion ministérielle du Partenariat de Ouagadougou projette d’annoncer que près de 1,2 millions de femmes additionnelles utilisent à présent des méthodes contraceptives modernes depuis 2011.
En 2011, neuf des pays de la région et un groupe restreint de partenaires financiers ont créé le Partenariat de Ouagadougou en lui fixant l’objectif ambitieux de mettre un million de femmes additionnelles sous méthodes contraceptives d’ici 2015, au Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et au Togo.
Ainsi, les neuf Ministres de la santé de l’Afrique de l’Ouest francophone se réuniront la semaine prochaine pour célébrer la réalisation de cet objectif et réaffirmeront leur engagement à la plateforme régionale de coopération et de soutien pour le renforcement de l’accès aux méthodes de planification familiale au plus grand nombre de femmes dans la région ouest-africaine, selon un communiqué transmis à Afrikipresse.
Les participants à la réunion de Dakar vont élaborer les jalons qui formeront la vision, le mandat et la gouvernance du Partenariat pour la période allant de 2016 à 2020.
« La capacité du Partenariat de Ouagadougou à attirer et conserver ses partenaires au fil du temps montre le niveau élevé d’engagement des pays membres en faveur de la planification familiale. Avec une forte volonté politique des pays, un partenariat renforcé au niveau mondial et un financement durable, nous atteindrons certainement notre nouvel objectif», a affirmé le Pr Awa Marie Coll-Seck, Ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal.
L’Afrique de l’Ouest francophone accuse un certain retard sur le reste du monde en matière d’évolution des indicateurs relatifs à la planification familiale et à la santé maternelle et infanto-juvénile. À l’échelle régionale, moins de 16% des femmes et des couples utilisent une méthode de contraception moderne.
Afrikipresse