300 jeunes ont été formés aux valeurs culturelles africaines lors de la 4ème édition du Sommet Panafricain de l’Enfance et de l’Adolescence # Afrique Caraïbes et Diaspora (PHARIMANA 4).
La 4e édition du Sommet Panafricain de l’Enfance et de l’Adolescence # Afrique Caraïbes et Diaspora (PHARIMANA 4) s’est tenue au Groupe Scolaire Front Lagunaire de la commune de Treichville le vendredi 26 juillet 2024, sous le thème « L’Afrique, une histoire, une culture, un environnement », avec le Mali comme pays à l’honneur. Ce sommet a inclus des ateliers de formation sur les langues, danses, contes, littérature, musique, coiffure, sports et divers jeux africains, et a enregistré la participation de 300 jeunes. »
L’objectif du Sommet Panafricain de l’Enfance et de l’Adolescence Afrique Caraïbes et Diaspora (PHARIMANA 4)
Selon le commissaire général Yanalbaye Kossaloum, enseignant de profession, l’objectif était de réconcilier les enfants africains avec leur patrimoine culturel pour réduire les écarts et déviations de comportement, diminuer le taux d’échec scolaire et ainsi contribuer à un développement social durable.
Cette 4e édition s’est tenue sous l’autorité morale de sa majesté Oba Giwa Adebayo, roi des Yoruba de Côte d’Ivoire, avec l’égide du ministère de la Culture et de la Francophonie et le haut patronage de François Albert Amichia, maire de la commune de Treichville. Elle a été présidée par son excellence madame Fanta Cissé, représentante résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, et co-présidée par l’honorable Sékou Kaba, président de l’UREM-CEDEAO (Union des ressortissants des États membres de la CEDEAO).Moulaye Haïdara était le parrain de la cérémonie.
Pour M. Yanalbaye K. Serge, président de l’ONG OTAWORO et concepteur du PHARIMANA, la meilleure chance de construire une communauté africaine épanouie et productive repose sur la priorité accordée à l’éducation, qui trouve ses racines dans nos familles. Selon lui, il est impératif de suivre les traces de nos ancêtres africains en transmettant aux jeunes les valeurs culturelles. Environ trois cents jeunes, enfants et adolescents, issus de différentes communes du District Autonome d’Abidjan, de Côte d’Ivoire et d’Afrique, ont participé aux divers ateliers de formation.
En présence de divers partenaires, tels que les Frères Africains (LFA), Vision Culturelle des Togolais de l’Extérieur (VCTE), la Diaspora CEEAC (Communauté Économique des États d’Afrique Centrale), le BURIDA (Bureau Ivoirien de Droit d’Auteur), l’ABR, la Plateforme de Treichville, le Collectif des Enseignants, ainsi que la Fédération Nationale des Confréries Dozos de Côte d’Ivoire (FENACODOCI) et des responsables des communautés nigériane et malienne, les enfants ont participé à des formations spécialisées le vendredi 26 juillet 2024, de 9h à midi, dans une atmosphère sereine. Ces sessions, dirigées par des spécialistes et professionnels, visaient à partager leurs expériences avec les enfants et à souligner l’importance de cette formation dans leur vie en tant qu’Africains.
La deuxième journée de PHARIMANA 4
Lors de la deuxième journée, le défilé culturel, accompagné de drapeaux aux couleurs panafricaines, et la parade carnavalesque dans les rues de Treichville ont marqué la commune avec des images fortes, grâce à la participation de l’international Ivoire Marionnette. La procession s’est terminée au rond-point de la Rue 12 de Treichville, où a eu lieu la cérémonie officielle d’ouverture. Étaient présents les présidents des communautés vivant en Côte d’Ivoire (Mali, Togo, Sierra Leone, Sénégal, Guinée, Nigeria, Guinée-Bissau, etc.), des citoyens du Tchad, du Cameroun, de la Centrafrique, ainsi que des leaders de jeunesse, des représentants du Ministère de la Culture, le maire Mory Camara représentant le ministre-maire François Amichia, le président de l’UREM-CEDEAO avec une large délégation, et les représentants de sa majesté Adebayo Giwa
Pour le maire Mory Camara, représentant le ministre-maire François Albert Amichia, les communes d’Afrique doivent unir leurs forces et énergies pour soutenir le PHARIMANA
En somme, les prestations, ateliers et restitutions ont permis aux enfants et élèves des différents établissements de partager des valeurs communautaires, de comprendre la fonction des masques, le rôle des confréries traditionnelles, et d’apprécier les tenues vestimentaires ivoiriennes et africaines ainsi que les coiffures. Ils ont également exploré les langues, noms, danses, instruments de musique, les grandes figures africaines, et le patrimoine mobilier et immobilier de l’Afrique, qui, après des milliers d’années, demeure l’un des plus considérables au monde.
Selon les organisateurs, il est crucial de mettre fin à l’« incendie culturel » et à la perte d’identité culturelle, qui sont préjudiciables au développement économique et social de l’Afrique. Cela passe par la reconnexion de nos enfants avec les valeurs fondamentales de notre patrimoine.
Touré Abdoulaye