Honoré Sayi, le président en exercice de l’organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), a rendu une visite de courtoisie au ministre ivoirien des Transports Amadou Koné.
Le ministre congolais des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Honoré Sayi est à Abidjan dans le cadre d’une visite de travail. Il a été reçu en audience par le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, le lundi 29 juillet 2024. Opportunité, pour M. Sayi également président de l’organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC) de discuter des défis à relever pour renforcer la place de l’OMAOC dans commerce maritime mondial.
La Côte d’Ivoire abrite le siège de l’OMAOC depuis sa création en 1975. Le pays joue un rôle crucial dans la promotion de la coopération maritime, le développement de l’économie maritime, la promotion de la sécurité maritime, la protection de l’environnement marin et la facilitation du commerce maritime dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Des défis à relever
Le président en exercice de l’Omaoc qui était accompagné du secrétaire général de l’organisation, le Nigérian Paul Adalikwu a tenu à présenter ses civilités au ministre Amadou Koné avant sa visite de travail au siège de l’organisation le mardi 30 juillet.
« Au moment où j’achève mon mandat à la présidence de l’OMAOC dans un an, il était bon de venir visiter le siège de notre organisation et rencontrer le personnel après l’installation du nouveau secrétaire général en janvier 2023. Je suis venu également dire merci aux autorités ivoiriennes à travers le Ministre des Transports pour sa contribution et son soutien. Merci chère frère Amadou Koné de tenir la flamme de notre organisation commune. L’avenir de l’Afrique se trouve dans le transport maritime et l’économie bleue et je voudrais compter sur ton leadership pour relever ce défi », a déclaré Honoré Sayi.
Le ministre Amadou Koné, s’est dit heureux de recevoir son homologue. Il a toutefois souligné plusieurs difficultés auxquelles l’organisations est confrontée. Il s’agit de la contribution financière des 25 États membres, de la réhabilitation, de l’équipement, de la construction d’un bâtiment pour abriter le siège à Abidjan (devenu vétuste), ou encore la création de la banque régionale de développement maritime.
Les propositions d’Amadou Koné
Selon Amadou Koné, pour que l’OMAOC devienne une organisation puissante, il faut donner les moyens au secrétaire général pour accomplir sa mission. Il pointe du doigt l’élaboration d’un vrai plan stratégique pour la banque de l’OMAOC en gestation, la formation sur la sécurité et la sûreté des transports maritimes. Il souligne la tenue d’un vrai débat au niveau ministériel et la realisation d’études sur les pertes actuelles des États membres de l’OMAOC.
Une réflexion entièrement partagée par le président et le secrétaire général de l’OMAOC et qui devrait jeter les bases de la transformation de l’organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en une puissance régionale et continentale face à la concurrence des États côtiers des États-Unis d’Amérique, d’Asie et surtout face à l’initiative marocaine de créer une organisation maritime de la façade Atlantique qui part du Maroc en Afrique du Sud.
Avant de se quitter, les deux hommes ont instruit leurs collaborateurs aux fins de l’élaboration d’un document stratégique à cet effet, en vue d’une réunion des ministres des Transports de l’OMAOC d’ici la fin de l’année 2024.
L’Omoac compte 25 États membres. Elle est sur le point de créer sa propre banque : la Banque régionale de développement maritime basée au Nigeria. La Côte d’Ivoire joue un rôle central dans la mise en œuvre des programmes et des activités de l’organisation, en collaboration avec les autres États membres.