Militante politique suisso-camerounaise, Nathalie Yamb s’est imposée comme une figure du panafricanisme radical. Une analyse critique met en lumière certaines contradictions et zones d’ombre de son discours idéologique et médiatique.
Nathalie Yamb occupe une place singulière dans le débat africain. Elle partage avec Kemi Seba une matrice idéologique commune, fondée sur un rejet de la France, une défiance envers l’Occident et un alignement assumé avec la Russie. Cependant Nathalie Yamb privilégie une posture plus feutrée, plus acceptable médiatiquement que Kemi Seba plus virulent et direct dans ses revendications.
Des incohérences apparaissent dans son discours médiatique. L’anti-impérialisme revendiqué devient à géométrie variable lorsqu’il s’agit de Moscou. Les interventions russes en Afrique, pourtant dénoncées par de nombreuses ONG, sont présentées comme alternatives légitimes à l’influence occidentale.
La contradiction s’étend également à sa position personnelle. Critiquer l’Occident depuis la Suisse, tout en dénonçant ses valeurs, fragilise la crédibilité d’un discours qui prétend à la rupture totale. Le paradoxe juridique autour de sa binationalité renforce ce malaise.
Aujourd’hui, Nathalie Yamb bénéficie d’un traitement médiatique plus indulgent. Mais à mesure que l’espace informationnel se structure, cet angle mort pourrait devenir un point de fixation critique.
Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info