Société

Martin Assogba dépouillé à Johannesburg : de retour à Cotonou il raconte sa mésaventure

Par Charles Kouassi1 juin 2015

L’activiste béninois des droits de l’homme et de la bonne gouvernance, Martin Assogba, président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer Ong), a raconté aux journalistes le lundi 01 juin 2015 , comment il a été dépossédé de tous ses biens à Johannesburg, alors qu’il y était en mission.

Martin Assogba a raconté qu’il était arrivé à l’aéroport de Johannesburg à 18 heures 30 GMT . Après les formalités d’usage, il s’est rendu à la banque pour des opérations. Ensuite, il est venu attendre une délégation cap-verdienne, dont le vol n’était pas encore sur le tarmac de l’aéroport.

À l’arrivée des cap-verdiens, dit-il, « il était question d’aller les déposer à leur hôtel, situé à 40 kilomètres de l’aéroport. Arrivée devant le portail de l’hôtel, la voiture s’était arrêtée pour que l’agent de sécurité, qui était en poste, puisse ouvrir la grille. Entre temps il s’occupait d’une autre voiture qui sortait. »

« Le temps pour lui de nous ouvrir la grille, trois hommes lourdement armés ont fait irruption. Un s’était positionné devant le bus, un autre derrière et le dernier a ouvert brutalement la portière , a pris la clé du véhicule puis a ordonner que nous lui remettions nos portables. Ceux qui avaient leurs portables en main les ont remis. Ensuite il a demandé qu’on lui remette l’argent en criant  money ! money ! Il a demandé nos sacs. Les femmes ont même remis leurs bijoux ». raconte M. Assogba.

« Chose miraculeuse , a-t-il dit aux journalistes, j’ai retrouvé mon passeport diplomatique, mon carnet de vaccination et un de mes portables, sous le véhicule alors qu’ils étaient dans mon sac à main que les assaillants ont emporté.»

Pour lui, les braqueurs étaient tous simplement des professionnels, car « toute la scène a duré 03 minutes chrono. L’agent de sécurité et le chauffeur se comportaient comme si de rien n’était »

30 minutes après le départ des assaillants , a-t-il narré , la police sud-africaine est venue pour les constats d’usage.

Entre temps, il a reçu le soutien de l’ambassadeur du Bénin en Afrique du Sud, Fassinou Rubert. Ce dernier lui a donné de l’argent puis a fait le plein de son réfrigérateur, dans sa chambre d’hôtel.

« Un monsieur nommé Didier Saccrameto avec qui j’ai pris le même vol, m’a apporté des vêtements plus de l’argent croyant que ma valise était aussi partie»

Membre du Conseil économique et social (Ces) de l’Union Africaine, le président Assogba, était en mission de travail à Johannesburg, sur invitation du parlement panafricain.

Ariel Gbaguidi

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