Comme une lettre à la poste, le projet de loi de finances rectificative portant budget de l’État pour l’année 2023 présenté, par le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, dans l’après-midi du samedi 16 décembre 2023, devant la Commission des affaires économiques et financières du Sénat, a été adopté à l’unanimité des membres de cette commission. Ce, en moins d’une heure.
Ce projet de loi de finances rectificative prend en compte l’ensemble des conjonctures, la hausse des recettes et la hausse du remboursement de la dette publique. Ce texte vise à refléter essentiellement les évolutions qui sont intervenues dans l’environnement national. Cet environnement, lui-même, a été impacté par l’environnement international. Créant ainsi des situations qui ont conduit à une modification du budget, qui ont été prises en compte tant en ressources qu’en dépenses.
Dans la masse des ressources qui ont entraîné le bouleversement de ce budget, il y a d’importants investissements (à hauteur de 500 milliards de FCFA) qui ont été réalisés aux bénéfices des populations. Peu avant, le commissaire du gouvernement a exposé sur les facteurs de la hausse qui a modifié ce projet collectif de budget 2023. Le ministre Adama Coulibaly a indiqué que ce projet collectif du budget a été impacté par un certain nombre de changements au niveau des ressources. Notamment par la prise en compte de ressources attendues du Fonds Monétaire International (Fmi) dans le cadre du programme économique et financier (603 milliards FCFA pour l’année).
Il y a eu également l’appui budgétaire attendu de la Banque mondiale, de l’Agence Française de Développement (Afd) et de la Bad. Il y a eu aussi la prise en compte du programme conversion des dettes avec le gouvernement espagnol , les nouveaux accords de financements extérieurs de projets non initialement prévus et signés en cours d’année 2023, et la révision à la baisse des émissions de titres et l’évolution des hypothèses ayant servi de base aux projections.
« Ce sont des éléments qui viennent conforter les recettes de l’Etat d’une manière générale. (…) Nous avons eu à faire des dépenses de soutien à nos cotonculteurs. Le coton a souffert de la maladie « jasside », donc on a dû apporter un soutien aux cotonculteurs à hauteur de 25 milliards de FCFA. Nous avons également apporté notre soutien à notre compagnie nationale Air Côte d’Ivoire à hauteur de 20 milliards de FCFA. Nous avons poursuivi également les actions visant à atténuer l’impact de la guerre en Ukraine sur nos populations. Nous avons soutenu les meuniers pour faire en sorte que le prix du blé soit amorti de manière à ce que le prix du pain au niveau des boulangeries ne puisse pas augmenter. (…) Ce sont au total 500 milliards de FCFA qui ont été investis dans les projets qui sont porteurs de progrès sociaux pour nos populations », a fait savoir le ministre Adama Coulibaly.
Ainsi, le nouvel équilibre du budget 2023 est arrêté en ressources et en dépenses à 12 508 728 150 801 milliards de FCFA contre 11 694 363 921 834 milliards de FCFA prévus initialement , soit une hausse globale nette de 814,4 milliards de FCFA. « Les modifications proposées dans le projet collectif de budget pour l’année 2023, s’inscrivent dans la poursuite des efforts déployés par le gouvernement afin d’atteindre les objectifs de développement économique et social qui ont pour finalité l’amélioration du bien-être de l’ensemble des populations », a indiqué le commissaire du gouvernement.
Harry Diallo à Yamoussoukro