Plusieurs voies de communication de la capitale gabonaise, excepté le centre ville, sont dans un état de délabrement très avancées , rendant difficile la circulation.
Les routes dans les quartiers souffrent de plusieurs maux dont le manque d’entretien . Elles sont détériorées dans les six arrondissements de la commune de Libreville, offrant un spectacle accablant.
« On va encore faire comment. Tous les jours on nous parle d’émergence mais rien ne change sur le terrain. Nous avons aujourd’hui des pistes d’éléphants et non des routes », a estimé Cyriaque Mvé, habitant d’Akébé Plaine dans le 3ème arrondissement de la commune de Libreville.
Plusieurs trous, nids de poule, crevasses mêlés aux érosions affectent la majorité des routes de la capitale gabonaise. Cette situation favorise la surenchère des taxis qui s’appuient sur le mauvais état de la route pour faugmenter les prix des trajets.
« Si les routes sont praticables, les prix aussi seront stable. Nous perdons à cause du mauvais état de route souvent à l’origine des embouteillages. Ce qui représente un manque à gagner », s’est défendu Mathieu (chauffeur de taxi à Libreville) ajoutant : « nous dépensons beaucoup d’argent dans l’entretien de nos véhicules à cause de ces routes impraticables ».
L’aménagement et l’entretien des voies urbaines, à l’exception des voies nationales traversant les villes, sont de la compétence des municipalités qui, faute de moyens financiers, ont tendance à transférer cette charge à l’État.
La feuille de route établie par le Président de la République et son équipe pour Libreville prévoit la construction et la réhabilitation de nouvelles voies de communication , afin d’améliorer l’aménagement de la cité. Mais , pour l’instant, les routes continuent de se dégrader et les populations de leur côté s’impatient.
Yorick KM