Société

Jérusalem capitale d’Israel : la France et l’Union européenne accusées, sécurité renforcée

Par Dasse Claude9 décembre 2017

Quels étaient l’état des lieux et les réactions en Israël, 24 heures après la sortie du président américain Donald Trump du mercredi 6 décembre 2017, déclarant Jérusalem comme capitale de l’État Hébreux ?

«Je pense que le discours de Trump n’entérine qu’une situation de fait qui existe depuis 1948. Jérusalem est réunifiée depuis 1980, et depuis 1995, elle l’était aussi aux yeux des États-Unis. Dans son intervention, le président américain a simplement  récapitulé de haute voix ce que tout le monde sait. Il n’y a rien de nouveau.  Par contre, ce qui est nouveau, c’est le futur transfert de l’Ambassade des États-Unis qui va être fait très prochainement»,  a déclaré Samuel Arnaud Khalfa, guide touristique israélien, résident à Jérusalem.

Gershon Asseo , l’un de ses collègues, résidant également dans la vieille a ajouté : «Je pense que pour une fois, il y’a quelqu’un qui a eu le courage de dire quelque chose qui, de toute façon, était connue de tous. L’État d’Israël a été construit en 1938. Nous avons transformé le gouvernement en 1951 et depuis cette date jusqu’aujourd’hui, la Knesset (le parlement israélien qui a son siège Jérusalem) reçoit chaque jour, en son sein, des parlementaires de l’Union Européenne. Alors pourquoi sont-ils hypocrites ? Pourquoi veulent-ils rester dans l’obscurité ? Et pourquoi ne pas reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël ? Trump a eu le courage de dire ce qui est juste ».

Suite à cette déclaration du Président américain , le niveau de sécurité a été revu à la hausse en Israël. Néanmoins il ne s’agit pas du niveau ‘’maximum’’ parce que le pays n’est pas en guerre,  et qu’il n’y a pas encore eu, à l’heure actuelle, le rappel des réservistes, a indiqué sous couvert d’anonymat un officier de l’Armée israélienne.


Samuel Arnaud Khalifa

Faut-il cependant craindre dans les prochains jours, une réaction du monde musulman ou du Hezbollah libanais surtout après la mort d’un palestinien, tué le vendredi 8 décembre par tir de l’Armée israélienne ?

«Les Israéliens ont cessé d’avoir peur depuis très longtemps. Les Israéliens n’ont pas eu peur en 1948, nous n’avons pas eu peur en 1956, nous n’avons pas eu peur en 1967 ni en 1973, durant les deux guerres du Liban. Les Israéliens n’ont pas d’autres choix que d’assurer la sécurité de leurs frontières. Nous ne nous soumettons pas aux jugements et condamnations des pays frontaliers et même des pays plus éloignés », a réagi Samuel Armand Khalfa.

 


Gershon Asseo

Pour Gershon Asseo , il n’est pas non plus question d’avoir peur,  le pays est prêt à se défendre mais la prudence doit être de mise : « Car, en tant que Juifs, nous ne pouvons plus nous permettre de ne pas réagir à toutes provocations, d’où  qu’elle vienne. Et lorsque de tels propos sont déclarés, il faut se préparer à une éventuelle réaction du monde musulman. D’ailleurs, il  faut qu’on sache qu’Israël est un pays qui est fort et possède une Armée qui est forte. Une Armée qui est dissuasive qui est bien équipée. Parce que les guerres qu’aujourd’hui sont de plus en plus sophistiquées et nous en avons les potentialités.  C’est vrai que nous aurons peut être des soldats qui seront touchés, mais ce sera une affaire de proportion. Israël d’aujourd’hui a pris la décision de retirer ses gants parce que nous avons marre d’être continuellement menacés. Si le Hezbollah qui détient plus de 100 mille missiles dans le nord du Liban tente de faire quelque chose contre Israël, je vous dis que je ne voudrais vraiment pas être à la place d’un Libanais parce que ça va être la destruction de toutes les infrastructures de ce pays. Et puis nous savons qu’en Syrie il y a des Russes et des Iraniens…Nous n’allons plus jamais permettre qu’on menace notre peuple qui a subi l’holocauste ».

Il s’en est ensuite pris à la France et à l’Union européenne : « La France et l’Europe ne sont pas dans la transparence. La France et l’Europe sont dans l’obscurité. Ces pays ne veulent pas voir la vérité en face. Quand on fait des contrats avec le pays qui est le plus grand sponsor des terroristes qui n’est autre que l’Iran, allez-y comprendre quelque chose. Quand on reçoit des réfugiés que les pays arabes même ne veulent pas recevoir, et qui, une fois installés dans leurs pays d’accueil prolifèrent des menaces à Israël sans être inquiétés parce que les dirigeants de ces pays sont dans la peur, c’est vraiment inquiétant. Je vous dis qu’il est tant que la France et l’Union européenne comprennent la situation et qu’elles arrêtent de mentir à leurs populations ».

Claude Dassé, envoyé spécial à Jérusalem (Israël)

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