L’ONG Femmes développement et droits humains en Guinée (F2DH-G) a organisé une manifestation le mercredi 4 novembre 2015 à Conakry pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Une vidéo postée sur les réseaux sociaux la semaine dernière montrant une fille à moitié nue, sous la menace d’un jeune artiste guinéen, détenant un couteau, a provoqué l’ire de cette ONG.
En manifestant ce mercredi vêtues de t-shirts blancs et rouge, sur lesquels, on peut lire « nous ne voulons plus nous taire ! Halte au viol », ces manifestantes accompagnées d’hommes, ont marché au Port autonome de Conakry , devant les départements des affaires sociales , des Droits de l’Hommes et des libertés publiques , et de la Justice et déposé un mémorandum.
Mme Moussa Yero, présidente de l’ONG a déclaré : « nous venons vers vous en tant que sœurs, filles, mères, fils, frères et pères pour exprimer notre indignation suite aux multiples agressions dont des filles et femmes guinéennes ont été victimes ces derniers temps dans notre pays. En effet, les violences contre les femmes sont devenues récurrentes en République de Guinée ».
Cette déclaration a été suivie par des slogans qu’entonnaient les manifestants munis des banderoles et de pancartes: « Non à la violence faite aux femmes ! Justice pour les victimes ! Respectons les femmes ! Ne touche pas à ma sœur ! Halte à la violence ! »
Touchée par cet acte ‘’odieux’’, Mlle Asmaou Barry, membre de l’ONG F2DH-G explique le pourquoi de cette marche: « Nous voulons exprimer notre indignation sur les violences faites aux femmes. Nous enregistrons chaque fois des cas de viol, notamment sur des mineurs, parfois des viols collectifs. Il faut dire que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est cette vidéo qui a circulé la semaine dernière sur la toile montrant une fille déshabillée et qui continuait d’être menacée par le bourreau avec un couteau ».
Au département de la justice, le ministre Cheik Sako a rassuré les manifestants que les mesures adéquates seront prises pour combattre de tels actes. Séance tenante il a brandi un mandat d’arrêt rédigé mardi par le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum, comme le coupable présumé de l’agression à la vidéo . Me Sako a promis de faire extrader le présumé accusé en fuite vers la Côte d’ivoire dans un bref délai.
Au département des Droits de l’Homme, le ministre Gassama Daiby a promis de s’investir davantage pour convaincre le gouvernement à faire plus d’efforts dans la protection des droits et libertés des uns et des autres, et surtout, « punir les coupables des violences faites aux femmes ».
Aliou BM Diallo