Afrikipresse-Conakry- Un groupe de chasseurs traditionnels ”Donzos” a fait irruption jeudi 12 février dans la salle d’audience de la Cour d’Appel de Conakry pour ”dénoncer la libération” de l’ancien président de l’union nationale des chasseurs ”Donzos”, Souleymane Traoré, avant la fin de sa peine.
Ce dernier est accusé d’avoir détourné plus de 185 millions de francs guinéens soit 22 600 euros au préjudice de l’union qu’il présidait .
L’union avait porté plainte contre Souleymane Traoré au Tribunal de première instance de Mafanco (banlieue de Conakry) qui l’avait condamné à cinq ans d’emprisonnement et au remboursement de tous les objets détournés.
La décision rendue, l’accusé s’est alors réfugié dans son village à Kouroussa (est du pays), poussant le tribunal à délivrer un mandat pour son arrestation et son emprisonnement. ”Il a été interpellé à nouveau pour être emprisonné à la maison centrale. Finalement il a été libéré sans avoir fini de purger sa peine”, a dénoncé Ibrahima Kalil Kouyaté, deuxième secrétaire à la Communication de l’union des chasseurs. Mais de retour à Conakry, Souleymane Traoré avait interjeté appel de la décision du tribunal de Mafanco.”On l’a déposé à la maison centrale, mais il n’a même pas passé la journée à la maison d’arrêt de Conakry, on l’a relâché. C’est pourquoi, on est venu ici pour dire qu’il n’y aura pas de travail ici tant qu’on ne nous rétablit pas dans nos droits”, proteste un Donzo. Après negociations, les chasseurs traditionnels mécontents ont suspendu leur mouvement, avec la promesse que le 23 février 2015, Souleymane Traoré se présentera devant la justice pour défendre sa version des faits.
Mamadou Aliou BM Diallo, à Conakry