AFRIKIPRESSE-Conakry. Après sa mission pour le combat contre Ebola en Guinée, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, part sur un autre front, le Yemen. Ismail Ould Cheich Ahmed a dit au revoir au chef de l’État guinéen, Alpha Condé, lors d’audience à la Présidence, Sékoutouréyah.
Après trois mois de services pour la lutte contre Ebola, le diplomate onusien quitte la Guinée pour occuper ses nouvelles fonctions de Médiateur pour le Yémen, secoué par une guerre.
« Je termine malheureusement ma mission ici. Je dois me rendre dans une mission qui m’a été confiée par le Secrétaire général des Nations Unies. Mais mon collègue Pictor Graf va diriger l’équipe avec le soutien de notre collègue David Nabarro qui est l’envoyé spécial du Secrétaire général et nous avons le chef de Bureau de l’UNMEER qui est Abdou Dieng », a expliqué M. Ould Cheich Ahmed, au sortir de l’audience avec M. Condé.
Il a par ailleurs remercié le Président guinéen pour le soutien qu’ils leur a apporté en cette période d’ébola. Puisque, a-t-il dit , «des remarquables efforts et des progrès ont été faits. Je sais qu’aujourd’hui nous n’en avons pas fini avec la maladie, mais nous avons quand même fait beaucoup de progrès… Moi je suis persuadé qu’on y arrivera. Effectivement nous avons encore beaucoup de travail, il ne faut surtout pas qu’il y ait de relâchement, cela a toujours été mon message ».
Pour sa part, le Président Condé a dit regretter le départ d’Ould Cheich Ahmed : «Je ne peux pas dire que ça me fait plaisir. Lorsque le Secrétaire général des Nations Unies m’avait annoncé qu’il allait partir, j’avais plaidé pour qu’il reste. Mais étant donné que c’était une nécessité pour sa propre carrière et que M. Nabarro pouvait prendre la relève avec ses collègues, nous avons accepté finalement. J’avoue que c’est avec beaucoup de tristesse que je le laisse partir ».
Le chef de l’Etat a affirmé que la Guinée a besoin de personnes d’une certaine autorité pour pouvoir assurer la coordination entre les différentes organisations. Parce que, a-t-il déploré , chaque organisation a tendance à agir de façon indépendante.
« Partout où il part, il peut compter sur nous. Il reste un frère et nous lui souhaitons beaucoup de succès dans sa nouvelle mission qui est très difficile. Parce que même si la guerre contre Ebola est difficile, c’est après tout une guerre contre une maladie, par contre quand vous allez dans un pays où les gens se tirent les uns sur les autres, une guerre civile, c’est très délicat. Mais j’espère qu’il s’en sortira bien comme il a commencé à s’en sortir avec Ebola. Nous ne sommes pas encore à zéro cas d’Ebola, mais j’espère qu’on y arrivera bientôt», a soutenu le chef de l’État guinéen.
Aliou BM Diallo