Société

Guinée: 95% de femmes violées entre 14 à 35 ans (enquête)

Par Dasse Claude14 janvier 2016

Les cas de viols et de violences contre les filles et femmes guinéennes font légion. Depuis un certain temps, dans le pays, on assiste à la recrudescence d’un fléau qui ne faisait pas partie du paysage social guinéen.

Il s’agit des viols à répétition des filles et femmes et d’une manière générale, celui des violences faites aux femmes et aux filles. Un enquête réalisée en 2009 par le ministère de l’action sociale a démontré que “95% des femmes âgées de 14 à 35 ans ont été victimes au moins d’un acte de violence dans leur existence”.

Ainsi, depuis près d’un an, “il ne se passe plus une semaine sans qu’on puisse parler de viol des filles”, déplore une association des jeunes filles pour la promotion de l’espace francophone.

Pour mettre fin à ce fléau, l’ONG tire la sonnette d’alarme en interpellant les autorités guinéennes à tous les niveaux. “Que font nos autorités pour éradiquer ce fléau?”, s’interroge la porte-parole de l’association, Marceline Williams. Si ce mal qui commence à prendre racine en Guinée n’est pas combattu, dit-elle, “que personne ne se sente à l’abri de ces délinquants qui empêchent les filles de dormir d’un sommeil tranquille. Tant que dans nos familles on a une épouse, une tante, une fille ou une nièce, personne ne doit se croire à l’abri de leurs agissements”, a-t-il interpellé.

Aux forces de défense et de sécurité, l’association des jeunes filles leur demande de “traquer les hors la loi partout où ils sont avec la dernière énergie”. Aux parlementaires, elle souhaite qu’ils “durcissent la peine relative au viol comme l’ont fait plusieurs pays”.

Aliou BM Diallo

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