Les mamans sont à l’honneur ce dimanche 31 mai 2015. Le Bénin , comme plusieurs autres pays dans le monde , célèbre chaque dernier dimanche du mois de mai , la fête des mères.
Une fête qui tire son origine d’une tradition venue de la Grèce antique. On retrouve sa trace en Angleterre au XVIe siècle avec une célébration intitulée le « Mothering Sunday » permettant aux mamans de profiter d’un jour de repos et de congé.
Occasion entre autres pour les familles anglaises de se retrouver et de partager un moment rare , la seule occasion de l’année d’être tous ensemble.
En Afrique et Bénin en particulier, elle se célèbre à travers des cadeaux que l’on offre à sa maman.
« Moi j’ai acheté une télévision écran plat à ma maman, juste pour lui dire bonne fête » a déclaré Nathalie Messan , comptable de profession.
« Tout à l’heure quand je vais rentrer chez moi, je vais faire la cuisine et ensemble, nous allons rester à table et manger » a-t-elle poursuivi.
‘’Une fête à caractère commercial ’’
La fête des mères est devenue une fête à caractère commercial depuis bien d’années. Les grands magasins, les boutiques de vente de portables , de tissus haut de gamme, de télévisions , d’appareils électroménager s, etc. profitent de ce moment pour faire un grand coup de publicité ou des ventes promotionnelles autour de leurs produits.
Une situation que déplore, Paul Dossou-Yovo, habitant au quartier Sikècodji à Cotonou : « Les gens ont dénaturé la connotation de cette fête là. C’est beaucoup plus commercial et matériel. Quand tu n’offres pas quelque chose à ta mère , c’est que tu ne l’as pas célébrée . En ce qui concerne ma femme, il n’y aucun rapport de mère et fils entre elle et moi. Donc faudrait pas qu’elle espère un cadeau quelque chose de ma part »
Madame Seïdou Françoise ne partage pas du tout l’avis de Paul Dossou-Yovo. Pour elle il faut offrir des cadeaux pour encourager toutes les mères pour le combat qu’elles mènent tous les jours, car les mamans en particulier constituent le moteur des foyers.
‘’Un moment de réflexion’’
Cette fête devrait être un moment de réflexion sur les situations difficiles que traversent les femmes dans le monde.
« Nous les femmes nous souffrons énormément. Au-delà des cadeaux que nous recevons de nos enfants et de notre mari, ces moments là constituent de rares occasions où nous les femmes, nous devrions nous mettre ensemble et réfléchir sur notre avenir et sur l’avenir de nos filles. C’est vraiment important» a laissé entendre madame Seïdou Françoise à afrikipresse.fr
Ariel Gbaguidi