Société

FESCI: ce qui s’est passé au Campus de Cocody, AFA absent de la marche

Par Charles Kouassi18 septembre 2017

 Le campus de Cocody a été mouvementé, lundi 18 septembre 2017. Comme l’avait annoncé la FESCI, il y’a quelques jours, des étudiants ont décidé de se faire entendre à travers une marche qui devrait partir du campus pour la Commune du Plateau, au cabinet de Kandia Camara, ministre de l’éducation nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Aussitôt le portail (celui de la voie qui part de la maison du PDCI à la Riviera 2) franchi par les étrangers, la police nationale les a accueillis avec des jets de gaz lacrymogènes. Cela a suffi pour faire reculer certains parmi eux. D’autres, plus courageux, ont réussi à faire sauter le premier dispositif sécuritaire. Cependant, les “fescistes” n’ont pas pu progresser. La police qui s’est renforcée a fait reculer les étudiants jusque dans leur fief, le campus, en usant de gaz lacrymogènes encore plus fort (selon des étudiants) et des jets d’eau chaude.

Malgré la volonté de certains étudiants de les en empêcher, les policiers ont pu faire irruption au campus. Les jets de pierres des étudiants n’ont rien pu rien faire. Les beurres de karité ainsi que les jus de citrons et autres liquides savonnés n’ont pu atténuer la souffrance infligée le gaz aux manifestants. « Ces lacrymogènes ne sont pas comme les fois dernières. C’est trop fort. On n’arrive même pas à calmer ça », s’est plaint un manifestant. « C’est peut-être ceux qui sont périmés qu’ils utilisent sur nous. C’est toxique et très brulant aux yeux », a ajouté un autre manifestant qui s’était étalé sous les palmiers pour reprendre son souffle.

La lutte continue, selon la FESCI

Contacté par Afrikipresse, Giles Marcel dit National “Facha”, présent sur les lieux de la manifestation, a confié que le SG de la FESCI, Assi Fulgence, a été très clair en disant : « il faut annuler purement et simplement les inscriptions physiques car elles empêchent grand nombre d’Élèves en droit d’aller à l’école. Notre pays malgré le bruit des chiffres croule sous le poids de la pauvreté. Notre marche pacifique a été empêchée et dispersée au niveau de Cocody Sainte Marie. Nous ne nous arrêtons pas à cette seule marche. Tant que les inscriptions, et que ce vol demeureront, nous continuerons à manifester jusqu’à ce qu’ils soient retirés ».

Le SGA 1, Saint Clair Allah dit national “Makelélé” a révélé qu’outre la police, la gendarmerie faisait partie de ceux qui ont « oppressé  » la marche. Il a promis que la FESCI n’abandonnera pas de sitôt. Elle compte, a-t-il poursuivi, mener d’autres actions tant que le gouvernement ne prendra pas en compte les revendications. Assi Fulgence qui était injoignable, n’a pas participé à cette marche du lundi 18 septembre 2017.

Hilaire Gueby

 

Sur le même sujet

>> FESCI: ce qui s’est passé au Campus de Cocody, AFA absent de la marche

>> Affrontement Fesci-Policiers : c’était chaud à Mermoz, des arrestations dont des filles

>> Marches contre les frais annexes d’inscription en Côte d’Ivoire, la Fesci dresse le bilan

>> La crise des inscriptions s’internationalise : la DG de l’Unesco saisie-Côte d’Ivoire

>> Dès lundi, la Fesci demandera des comptes à Kandia Camara- (Côte d’Ivoire)

>> Des étudiants ivoiriens sous le choc après l’intervention de la police, National Kennedy accuse

>> 2500 FCFA pour le retrait de relevés de note dans un lycée , le proviseur réagit – Côte d’Ivoire

📱 Version mobile accélérée (AMP)

Voir la version complète avec commentaires