Une étude sur l’existence ou non d’un État de droit en Côte d’Ivoire, et une autre sur les conditions de vie des populations ont été rendues publiques lundi 1er juin 2015, à Washington, suite à une enquête réalisée par l’Ong américaine, World Justice Project (WJP).
Selon le rapport annuel de celle-ci, baptisée ‘’le WJP Rule of Law Index 2015’’, visant à indiquer comment l’Etat de droit est mesuré et respecté dans 102 pays dans le monde, la Côte d’Ivoire est classée 8ème sur 18 pays de la région de l’Afrique subsaharienne, 16ème sur 25 pays à revenu moyen inférieur, et 76ème sur 102 pays au total.
Outre la Côte d’Ivoire, les pays mesurés dans l’Afrique subsaharienne sont le Botswana, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cote d’Ivoire, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Madagascar, le Malawi, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, l’Afrique de Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe.
Le rapport indique que le pays qui performe le mieux dans le monde dans le “WJP Rule of Law Index 2015” est le Danemark, tandis que le moins bien est le Venezuela.
Dans la région de l’Afrique subsaharienne, le Botswana est en tête et le Zimbabwe est en bas du classement.
Selon les documents transmis , le WJP Rule of Law Index est l’indice le plus compréhensif dans ce domaine et le seul qui s’appuie sur des données primaires.
Les scores de l’indice sont construits sur des évaluations des habitants locaux (1000 répondants par pays) et d’experts légaux locaux.
Ceci permet d’assurer que les résultats reflètent l’expérience de la population, y compris des groupes marginalisés de la société.
Le World Justice Project (WJP) est une organisation indépendante et multidisciplinaire qui travaille au progrès de l’Etat de droit à travers le monde.
Un État de droit effectif réduit la corruption, combat la pauvreté, et protège les populations des grandes et petites injustices.
L’Etat de droit est la fondation pour des communautés de paix, d’opportunité et d’équité ; le fondement du développement, d’un gouvernement responsable et du respect des droits fondamentaux des populations.
Claude Dassé