Opinion

Eau potable en Côte d’Ivoire: bilan 2024–2025, enjeux nationaux et nouveaux investissements

Par La Rédaction5 décembre 2025

La Côte d’Ivoire fait partie des pays africains disposant des ressources en eau les plus importantes, avec 77 milliards de m³ estimés par Sanitation and Water for All. Mais ces ressources demeurent très inégalement réparties: le Sud concentre la majorité des précipitations et des cours d’eau, tandis que le Nord subit un stress hydrique accentué par les sécheresses saisonnières.

Le dispositif institutionnel est aujourd’hui structuré autour du Ministère de l’Hydraulique, de l’ONEP et de la SODECI. Ce cadre a permis d’accélérer la modernisation de l’accès à l’eau. Dans le district d’Abidjan, l’extension du réseau, les nouveaux branchements sociaux et la création de capacités de traitement supplémentaires ont permis de toucher environ 1,5 million de bénéficiaires supplémentaires.

La Côte d’Ivoire fait partie des pays africains disposant des ressources en eau les plus importantes

Le gouvernement ivoirien a également multiplié les investissements dans les villes secondaires: stations de traitement en construction, forages, interconnexions régionales et renforcement des barrages. Ces efforts s’inscrivent dans un objectif national clair: 95 % de couverture en eau potable en 2025.

La signature en juillet 2024 d’un partenariat stratégique de 825 millions de dollars avec la Banque mondiale constitue une étape clé. Ce programme renforcera les infrastructures hydrauliques, particulièrement dans les régions septentrionales et rurales. Il inclut aussi la mise en place d’équipements WASH dans de nombreux établissements scolaires, un enjeu majeur pour la santé publique.

Ces efforts s’inscrivent dans un objectif national clair: 95 % de couverture en eau potable en 2025.

Mais cette progression ne doit pas masquer les défis: pertes dans les réseaux dépassant encore 50 %, dépendance trop forte aux forages manuels, vulnérabilité climatique, pression démographique et épisodes critiques comme celui de Bouaké, où le barrage d’alimentation s’était retrouvé à sec.

L’amélioration de la gestion de l’eau en Côte d’Ivoire passe donc par un double mouvement: investissements massifs et sécurisation durable des ressources. Les fondamentaux sont présents, mais les disparités régionales rappellent que l’accès universel reste un objectif exigeant.

Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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