Au-delà des émotions qu’a suscité l’opération de déguerpissement des sites à risques et autres zones, propriétés privées de l’état dans les sous quartiers de Gesco (YOPOUGON), Boribana, Mossikro, Banco (Attecoubé) ect, il est bon de se poser les bonnes questions. Qui réside dans ces zones ? Quelles sont les risques Sécuritaires et sanitaires pour les habitants et pour le reste de la population Abidjanaise ? Après les questions sociales, de développement, quelles conséquences au plan politique pour le pouvoir d’Abidjan ? Notre avis.
Si nous voulons être un pays émergent à l’horizon 2020 , c’est-à-dire d’ici 2029, il faut opérer des choix ; tant politiques que sociaux. Car aucun pays n’a atteint le niveau des pays développés sans sacrifices. Même si les bidonvilles ne cesseront d’exister dans ces pays, il aura fallu que certaines couches sociales paient le prix de la Modernisation. Déguerpir donc des zones jugées non seulement à risques mais qui sont sous emprises de l’utilité publique ou du domaine appartenant à l’Etat donc à tout le monde, ne saurait suscité tant de passion voire chez ceux-là mêmes qui aspirent à diriger le pays. Seulement est-ce que les gens ont eu droit à tous les traitements humains ? Ont-ils été informés, prévenus et convaincus de la nécessité de libérer ces zones ? Enfin comment comprendre que là où sur le terrain d’assainissement, personne ne s’oppose, à peine si les habitants n’avaient pas pris les dispositions depuis, au regard des meubles et bagages qui sortent des maisons…et c’est le politique qui tente de faire de la récupération même si aux fond de ces leaders politiques, l’action est nécessaire si Abidjan veut ressembler à Paris ou DUBAI.
Qui réside dans ces zones ?
A la question de qui réside dans ces zones, la réponse est claire : des Ivoiriens de toutes les ethnies et des non Ivoiriens qui ont choisi d’habiter dans ces zones en fonction de leur budget. D’ailleurs beaucoup qui résident dans ces sous-quartiers sont les employés des entreprises qui seront appelées à les réhabiliter et leur donner un visage reluisant. Ils sont également employés de la mairie et au district Autonome d’Abidjan qui a initié cette opération d’assainissement. Ce sont enfin pour beaucoup des locataires qui y ont trouvé refuge en attendant que leurs conditions de vie s’améliorent et cela malgré le risque qu’ils encours et même après qu’ils soient informés que le propriétaire a été dédommagé et qu’il est sommé depuis des années de libérer la maison.
Quels sont les risques Sécuritaires et sanitaires pour les habitants et pour le reste de la population Abidjanaise ?
Ce n’est un secret pour personne. Chaque année tous les régimes successifs font les frais des dégâts humains et matériels causés en saison des pluies dans ces zones. Entre faire déguerpir les personnes qui avec un peu de chance peuvent se trouver un logement décent et les regarder dévastés par les éboulements pour leur apporter des sacs de riz, le premier choix nous apparaît plus humain.
Aussi, comment peut-on éradiquer l’insécurité ( phénomène des microbes) si certains endroits qui leur servent de regroupement ne sont pas détruits ? Beaucoup de ces endroits n’abritent-ils pas des fumoirs ? L’état à travers le district Autonome d’Abidjan vient d’apporter une réponse courageuse à ce que beaucoup lui reprochent : son laxisme face à l’insécurité issus des enfants en conflits avec la loi et qui pour beaucoup viennent de ces zones.
Enfin, on nous parle d’un établissement scolaire qui serait détruit à Gesco. Et de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire ( Fesci) qui aurait pris fait et cause pour ces élèves en paralysant le reste des établissements scolaires en Côte d’Ivoire. Ou encore des leaders politiques aux côtés des déguerpis.
Au-delà de m’interroger sur le taux de réussite dans cet établissement ou encore des activités de ces élèves après les cours, je me demande encore comment la Fesci et des futurs dirigeants du pays peuvent-ils se plaire à se moquer de tout le monde. Exiger des meilleures conditions de vie pour les populations devraient être le combat de l’opposition ou encore des meilleures conditions d’études au nom de l’égalité des chances, voilà un combat noble de la Fesci.
Après les questions sociales, de développement, quelles conséquences au plan politique pour le pouvoir d’Abidjan ?
Apparemment, aucune conséquence négative sur le plan politique pour le pouvoir d’Abidjan. Car même les populations déguerpies le savent, on ne peut pas être fier du pont Alassane Ouattara, du 4e pont qui relie le quartier de Plateau à Yopougon, du futur métro d’Abidjan, des belles infrastructures sportives et faire la fine mine quand il s’agit de réunir les conditions pour ce développement. Et ce n’est pas les promenades de certains leaders politiques de l’opposition qui feraient douter le District Autonome d’Abidjan. C’est pourquoi nous sommes d’avis avec tous ceux qui pensent qu’il devrait poursuivre ce qu’il a commencé. Les uns et les autres sont informés. Il y aura 176 sites concernés au total dont 77 cas critiques.
LISTE DES COMMUNES ET SECTEURS À CASSER DU 09 MARS AU 15 AVRIL 2024
*I. ABOBO COMMUNE*
– Sagbé
– Tawé
– Biabou
– Carrefour Dokui
– Carrefour Manténé
– Pk 18 N’Dotré
– Gare Andokoua Kouté
– Avocatiers (Bassin orange)
– Voie express Station Mobile
– Abobo Baoulé (Quartier gouro)
– Samaké Station Shell
– Pk 18 Marché Sotrapim
– N’Dotré Centre de Santé Bassin d’orange
–
*II. ADJAME COMMUNE*
– Adjamé Bracodi
– Bérouth
– Dubaï
– Sonitra et prolongement
– Azito
– Total
*III. ANYAMA COMMUNE*
– Derrière Morgue
– Banco
– Corridor
– Carrefour Sila
– Montée entrée Anyama (par Unicafé Abobo Pk 18)
– Belle- ville et garage
– Abé Broukoi
– Zone Songon
– Anyama Adjamé
– Résidentiel
– Alokoi village
*IV. ATTECOUBE COMMUNE*
– Lokodjro (acheté par Fatou Bensouda de la CPI)
– Mossikro santé 3
– Nemantoulaye
– Agban Attié
– Loukoukro
– Espoir + Gbémoutou
– Tendé + Djéné carré
– Carrefour Fermon
– Banco 2
– Boribanan
*V. BINGERVILLE COMMUNE*
– Angorankoi village
– Entrée et sortie Bingerville
– Voie M’Batto Bingerville
– Korokon boutou
– M’Batto Bouaké
– Sans loi
*VI. COCODY COMMUNE*
– Route Bingerville
– Angré Cité djibi
– Riviera Palmeraie V
– Riviera 3 Triangle
– Carrefour Zoo
– Carrefour II Plateaux
–
*VII. MARCORY COMMUNE*
– Zone 4 Avenue 7
– Ibiscus Groupe scolaire
– Anomambo 3ème pont
– Awuodon
– Amangou village
– Casse pont Anomambo
– Casse ART CI
*VIII. PLATEAU COMMUNE*
– Carena côté Pinasse
– Bretelle shardy
– Boulevard de la paix en face du marché vivrier
– Boulevard Federbe
– Sous le pont sortie Présidence
– Rue Gougas
– Rue A 47 quartier chié manger
– Boulevard De Gaule, axe Plateau Cocody
– Boulevard de la Republique vers le stade
*IX. PORT BOUET* COMMUNE
– Cuvette place Akwaba
– Adjoufou Djougouba
– Adjoufou Adjawi Koubé
– Gonzague ville
– Gonzague Casier
– Benogosso
– Abraham
– Secteur II Plateaux
– Secteur Usine UDT
– Éléphant cocoteraie
– Vridi 3 et Vridi cité
– Cité perdue
– Ananie
– Angbo Basile
– Secteur Pierre et Marie Cury
– Gonzague secteur Bon Berger
– Todiato
– Abattoir
– Vridi Canal
*X. SONGON COMMUNE*
– Songon Abadjin
– Anguédédou
– Agban marché
– Hevea cuvette
– Abadjin Kouté village
– Nampé
– Chaîne avion
– Logements sociaux
XI. YOPOUGON COMMUNE
– Niangon Adjamé
– Micao
– Banco Nord
– Millionnaire extension
– Gesco I, II, III
– Kouté Ouest
– Gesco Mondon 1, 2, 3
– Sipim
– Gnondobité + Anguédédou
– Cité Caisstab
– Bouguinissou 1 et 2
– Académie Pays-Bas
– Cité verte extension
– Niangou Adjamé
– Cité Sako
– Gesco monde arabe
– koweit
– Gontab et Gesco riviere
Veuillez prévenir vos parents qui habitent ces lieux !
Philippe Kouhon