Face à la fuite des produits de l’anacarde vers les pays limitrophes, la Direction générale du Conseil Coton-Anacarde-Karité a publié un communiqué officiel de mise en garde. L’objectif est clair : protéger l’économie nationale en rappelant la stricte interdiction de l’exportation de la noix de cajou par voie terrestre.
Le régulateur de la filière rappelle que la commercialisation extérieure de l’anacarde est strictement encadrée. Selon le décret n°2013-810 du 26 novembre 2013, l’exportation des noix de cajou par les frontières terrestres est formellement interdite.
Cette mesure vise à garantir que la production nationale passe par les circuits officiels et les ports maritimes autorisés, assurant ainsi la traçabilité et la juste rémunération de l’État et des producteurs.
Le Conseil Coton-Anacarde ne compte plus se contenter de simples rappels à l’ordre. En application de l’ordonnance n° 2024-886 du 16 octobre 2024, les opérateurs qui tenteraient de contourner la loi s’exposent à des conséquences lourdes : retrait immédiat de l’agrément d’exportation, poursuites pénales devant les tribunaux compétents.
Au-delà de la répression, la Direction générale réaffirme sa mission première : assurer un développement durable des filières Coton, Anacarde et Karité. Le régulateur invite les opérateurs souhaitant obtenir des éclaircissements à se rapprocher des services du Conseil.
Yaya K