Reine Dokoui est désormais la nouvelle présidente nationale du Comité Awoulaba Côte d’Ivoire (CACI). Elle l’a confirmé dans une interview accordée à notre rédaction, mettant ainsi fin aux spéculations autour de la direction de cette institution culturelle emblématique. Veuve du journaliste ivoirien Pol Dokoui, fondateur et figure historique du concours, elle entend inscrire son action dans la continuité de l’œuvre de son défunt époux.
« Effectivement, depuis le 22 novembre 2025, je suis à la tête du CACI », a-t-elle déclaré, à la suite de la démission de Zouzouko Jean-Charlemagne, ancien président du Comité. Dans une note adressée à Mme Dokoui, ce dernier évoque des batailles juridiques répétées et des contraintes de disponibilité qui l’ont conduit à se retirer, tout en réaffirmant son attachement à l’héritage culturel laissé par Pol Dokoui.
Interrogée sur ses priorités à la tête du CACI, la nouvelle présidente se veut claire : « Nous allons consolider les acquis et redonner au concours ses lettres de noblesse, comme cela a toujours été le cas sous Pol Dokoui, feu mon mari ».
Concernant les contentieux évoqués par son prédécesseur face à un concours rival, Reine Dokoui reste ferme : « Je n’ai pas à dévoiler les stratégies ici. J’ai pris ce qui appartient à mon défunt époux ».
Soucieuse de transparence, elle annonce la tenue prochaine de sa première conférence de presse en tant que présidente du CACI. « La date et le contenu seront communiqués en temps opportun », précise-t-elle.
S’agissant de l’édition 2026 du Concours national Awoulaba, Reine Dokoui révèle que les présélections débuteront prochainement. « Il y aura 21 présélections dans huit communes du District autonome d’Abidjan et dans treize régions de la Côte d’Ivoire. Nous aurons des candidates de taille, avec de très belles dames », promet-elle.
Avec cette prise de fonction, Reine Dokoui affiche sa volonté de préserver et de renforcer un concours qui célèbre les canons de beauté féminine ivoiriens et demeure un marqueur fort de l’identité culturelle nationale.
Claude Dassé