Un mouvement de protestation des élèves de la ville de M’Bahiakro (centre de la Côte d’Ivoire), mardi 6 mars 2018, s’est transformé en pillage et incendie du poste de la gendarmerie et des domiciles des gendarmes de la ville.
Glahou Edmond Chanceline en classe de 5e 3 au lycée moderne de M’Bahiakro avait été retrouvée assassinée, égorgée dans l’enceinte de la prison civile. Dénonçant la mort de leur camarade et l’insécurité, les élèves de la ville ont organisé une marche de protestation qui les a conduits à la gendarmerie où il y a eu interactions.
« Un mouvement de protestation. Ils sont allés à la gendarmerie qui est un symbole de sécurité. Et à leur grande surprise il y’a eu une répression. Cela a créé des altercations », a fait savoir Saint Clair Allah dit Makélélé, Secrétaire Général Adjoint 1(SGA1) de la FESCI, joint par Afrikipresse.
Le numéro 2 de la Fesci a condamné cet acte qu’il dit n’etre pas du ressort de la fédération : « La FESCI est une structure sérieuse, qui bien avant d’organiser une marche que ce soit, exige des procédures. On sensibilise, on invite.(…) La Fesci condamne cet acte. Nous avons envoyé une délégation là-bas dans l’optique de circonscrire tout ce qui est violence. Notre combat, c’est de lutter contre toutes formes de violence contre les institutions de la Nation, en priorité dans nos écoles et universités ».
Le SGA1 a précisé que personnes ne peut, en l’état actuel, affirmer ou désigner les auteurs de cette barbarie. « Il faut toucher le problème à fond pour trouver une solution durable. La question sécuritaire doit être une priorité pour nos autorités. Il faut que les dispositions soient prises pour que dorénavant, un élève, mieux, un citoyen ne soit pas victime d’enlèvement et d’agression ».
Hilaire Gueby