Société

Côte d’Ivoire :” non au terrorisme estudiantin ! La Fesci doit se ressaisir ” (Gnamien Konan)

Par Charles Kouassi16 mars 2015

AFRIKIPRESSE -Bouaké . Lors de sa rencontre avec les étudiants de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké à la salle décanat, Jeudi 12 mars dernier , le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Gnamien Konan a échappé à un lynchage organisé par un groupe d’étudiants ”extrémistes et hostiles” à toutes réformes au niveau universitaire, notamment les frais d’inscription.

Le ministre s’était offusqué de la réaction des responsables de la FESCI qu’il avait accusés de mener cette action. Au cours des échanges, Gnamien Konan avait déclaré avoir pris acte des revendications de ceux-ci, tout en les rassurant que la violence ne sera pas pardonnée sur les universités ivoiriennes. « Les actes posés par la FESCI depuis sa création n’honorent pas nos universités. La FESCI est une menace pour leurs camarades étudiants et nous ne pouvons pas permettre qu’une telle organisation existe toujours dans nos universités. À cause de leur manière de traiter leurs camarades dans les campus, les cités ne peuvent pas ouvrir tant la barbarie d’une telle association syndicale d’étudiant menaces nos universités. Vous êtes appelés à diriger plus tard et vous serez rattrapés par votre passé. Soyez des exemples de la Côte d’Ivoire émergente. Vos méthodes depuis la création de votre syndicat ne sont pas exemplaires à nos yeux. J’ai pris acte de vos doléances, et je les transmettrai au conseil des ministres pour discussions. Mais, d’ores et déjà, sachez que la comparaison entre la Côte d’Ivoire des années 60 et la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui, en matière de coût des investissements, relève tout simplement de l’utopie et même de la démagogie. Le gouvernement ne laissera jamais prospérer le terrorisme estudiantin qui pointe du nez sous l’influence de certaines forces occultes qui n’ont pas intérêt à ce que l’Université publique de la Côte d’Ivoire retrouve ses lettres de noblesse. Fini le temps de la violence dans nos campus! La FESCI doit se ressaisir», a claironné le ministre Gnamien Konan qui a par ailleurs, exhorté les étudiants à s’inscrire résolument dans la formation, la discipline et le respect des institutions de la République.

Aboubacar Al Syddick

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