Des travailleurs du Groupe Fraternité Matin ont demandé le départ de leurs dirigeants, pour « mauvaise gestion », mardi 5 décembre 2017, lors d’une Assemblée Générale extraordinaire, à Adjamé au siège de l’entreprise dont le portail avait été fermé.
Un journaliste de la maison joint par Afrikipresse explique : « Ce sont les employés de la maison qui manifestent. Ils ne veulent pas qu’on les licencie. Ils ont fermé le grand portail et demandent le départ de la direction générale. Les employés ont estimé que ce ne sont pas eux les gérants de la maison. Depuis mon siège, ce sont des journalistes que je vois à la tête du mouvement »
Le Conseil des Ministres du jeudi 16 Novembre 2017 avait adopté un important plan de redressement du Groupe Fraternité-Matin, le journal gouvernemental. Selon le Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste, Porte-Parole du Gouvernement, Bruno Nabagné Koné, la restructuration devrait se faire par l’abandon d’un certain nombre de dettes du groupe vis-à-vis de l’État qui se chiffre à 5,5 milliards FCFA et par des apports en numéraire à hauteur de 3,6 milliards de FCFA en subvention d’investissement. Également, l’État devrait dégager 1,4 milliard de FCFA en 2018 au titre du plan social qui est envisagé dans ce plan de redressement, soit environ un appui total de 10 milliards de francs CFA. Le gouvernement avait justifié ce plan de redressement par la nécessité d’éviter la faillite au groupe Fraternité Matin confronté depuis plus d’une dizaine d’années à des difficultés caractérisées globalement par une gestion opérationnelle peu efficace, ainsi que par de très fortes tensions de trésorerie et des comptes qui sont déséquilibrés.
Hilaire Gueby