AFRIKIPRESSE – Abidjan. Mardi 31 mars à Abidjan, lors du conseil du gouvernement Duncan , le ministre ivoirien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a préconisé la dissolution pure et simple du syndicat estudiantin et scolaire Fesci.
Selon lui , cette dissolution par décret est l’une des meilleures décisions à prendre pour ramener la paix dans les Universités du pays. Monsieur Gnamien Konan n’a pas été suivi par les autres membres du gouvernement et a été mis en minorité. Le premier ministre Duncan a proposé la mise en place d’un comité restreint pour réfléchir sur les mesures à prendre. Mais avant il a clairement précisé ceci : ” nous n’allons pas suivre cette voie de la dissolution”. Malgré cette position prise en conseil de gouvernement pour le rejet de l’option de la dissolution du principal syndicat estudiantin et scolaire ivoirien de ces 20 dernières années , le Rdr ( parti du président Ouattara), a produit une déclaration dans laquelle il partage l’option du ministre Gnalien Konan, avec qui le parti conduit par son secrétaire général intérimaire Amadou Soumahoro, a eu une séance de travail lundi dernier. Au cours des débats lors du conseil de gouvernement cité plus haut, le ministre Bruno Koné , porte parole du gouvernement, a demandé à son collègue : ” si on dissout la Fesci c’est quoi la suite, on fait comment après ? On peut dissoudre la Fesci, mais peut on dissoudre ce qu’il y’a derrière, l’esprit ?”. En 91-92 alors qu’Alassane Ouattara était premier ministre la Fesci avait été déjà dissoute. Cette dissolution n’a pas pu éradiquer ni éteindre le mouvement, qui a conservé plus ou moins intact, son leadership sur le syndicalisme estudiantin et scolaire, malgré plusieurs tentatives d’affaiblissement, venant de toute part.
Charles Kouassi