Recevant Jeudi 20 novembre 2014 à ses bureaux à Abidjan des soldats ayant manifesté mardi 18 novembre dans le pays, le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara , a fait état d’insuffisances dans l’accord politique de Ouagadougou.
Outre une loi d’amnistie cet Accord qui a permis au pays d’arriver aux élections, avait prévu la reconstitution de grades et de carrières pour les officiers et sous-officiers déserteurs des rangs des Forces régulières restées fidèles à Laurent Gbagbo. L’accord avait également prévu des primes pour les combattants enrôlés sur place et qui n’étaient pas encore éléments des forces armées ivoiriennes au moment des événements en Septembre 2002.
Le président ivoirien a noté que cet accord n’était pas clair en certains points, ou plutôt qu’il instituait une injustice en préconisant le départ de l’armée de tous les combattants et même des officiers des Forces nouvelles. Alassane Ouattara a affirmé qu’ayant trouvé cela injuste, il avait accepté le maintien dans l’armée des soldats.
Selon le président ivoirien la République a un devoir de ‘’gratitude’’ envers les militaires dont la mission est de défendre la Patrie. A cet égard, il a relevé les’’ souffrances, les sacrifices et la bravoure’’ dont les soldats ont fait preuve, particulièrement lors la crise post-électorale .
Le numéro un ivoirien a endossé et confirmé les engagements pris par le Gouvernement lors des négociations, puis a demandé aux soldats de lui faire ‘’confiance’’ car il avait ‘’compris ‘’ leur message. Il a conseillé à ses hôtes d’être des soldats ‘’modèles et disciplinés au service du pays’’, et de contribuer à faire en sorte que les ex-combattants, qui ont aussi des préoccupations, ne choisissent pas le chemin de la chienlit.
Charles. K