AFRIKIPRESSE –Abidjan . Est-ce un rebondissement dans l’affaire qui oppose en Côte d’Ivoire, la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI), entreprise éditrice du quotidien pro-gouvernemental, Fraternité Matin , à son ex employé et ex Directeur général adjoint, Koné Moussa ?
Rencontré jeudi 29 janvier 2015,le plaignant explique : «Le litige qui m’oppose à Frat Mat se résout sur deux plans ; un premier plan qui, en tant qu’ancien Dga, se réfère au statut de l’Ohada, donc, devant le tribunal du commerce. Ce qui a abouti à une décision, à un arrêt de la Cour d’appel qui condamne Frat Mat à me verser 20 millions de francs CFA. Il y’a une seconde procédure qui est en cours en tant qu’employé ordinaire. Elle porte sur un total global d’à peu près 158 millions de Francs Cfa (y compris tous les droits liés au licenciement, à la rupture abusive du contrat de travail etc…). Le jugement a été délibéré en Première instance , mais nous allons en appel pour faire droit à notre requête pour que la Cour d’appel au niveau social puisse reconnaitre le droit du travailleur … Je crois qu’il y a eu manifestement un licenciement abusif, ce qui a été confirmé par la justice. J’attends maintenant que Fraternité Matin qui est dirigé par Venance Konan qui reste toujours mon ami, puisse donc s’exécuter rapidement, même si nous avons été obligés de procéder à la saisie de tous les comptes bancaires de Frat Mat. J’en suis vraiment désolé parce que j’estime que lorsqu’on a commis une faute, il faut bien la réparer à travers la loi. Je suis donc dans l’attente de l’exécution de la décision du tribunal du travail, de la Justice à laquelle j’ai confiance. Mon intention n’était pas d’aller au Tribunal mais je pense qu’il était nécessaire d’y aller pour qu’éclate la vérité dans cette affaire ».
[ Maître Blessy Chrysostome (Avocat de la SNPECI) : «Si Koné Moussa a pu faire une saisie, il sera poursuivi» ]
A la suite des déclarations de l’ancien Dga du groupe Fraternité Matin, AFRIKIPRESSE a joint par téléphone Maître Blessy Chrysostome, le conseil de la SNPECI qui a aussitôt réagi : «Le dossier Koné Moussa est encore en cours, c’est encore pendant. Si Koné Moussa se rappelle, ou si son avocat suit bien la procédure, la décision dont il a été bénéficiaire devant la Cour d’appel a été suspendue par un sursis. D’ailleurs, l’ordonnance de sursis rendue par le président de la cour suprême a également été confirmée collégialement par la Cour suprême elle-même. Et donc si Koné Moussa a fait une saisie, c’est juste pour les besoins de la publicité, ce qui ne pourra pas prospérer, alors pas du tout. Dites à Koné Moussa que la justice ne se fait pas par voie de presse et que la décision dont il a pu bénéficier à la Cour d’appel a été suspendue par une ordonnance de la Cour suprême, et si par hasard il a pu faire une saisie, il sera poursuit pour saisie abusive, c’est tout ».
Claude DASSE